‹ OEuvres choisies illustréesChapitre 20 sur 293 · CLAIR DE LUNE · texte numérisé non relu

CLAIR DE LUNE

LA LUNE ÉTAIT SEREINE et jouait sur les flots. — La fenêtre enfin libre est ouverte à la bnse. La sultane regarde, et la mer qui se bnse Là-bas. d'un flot d'argent brode les noirs îlots.

De ses doigts en vibrant s'échappe la guitare. Elle tcoute . Un bruit sourd frappe les sourds échos. Est-ce un lourd vaisseau turc qui vient des eaux de Cos. Battant l'archipel grec de sa rame tartare ?

Sont-ce des cormorans qui plongent tour à tour. Et coupent l'eau, qui roule en perles sur leur ai e ? Ist-ce un djinn ^ qui là-haut siffle d'une voix grêle. Et jette dans la mer les créneaux de la tour .

Oui trouble ainsi les flots près du sérail des femmes ? -

Ni le noir cormoran, sur la vague berce.^

Ni Ips Dierres du mur, ni le bruit cadence

D'un lourd vaisseau rampant sur l'onde avec des rames.

Ce sont des sacs pesants, d'où partent des sanglots.

On verrait en sondant la mer qui les promené,

Se ^ouv"'; dans leurs flancs comme une forme humame. -

La lune était sereine et jouait sur les flots. -

Septembre i828« .

■JL^O

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