LA TOMBE DIT A LA ROSE... [X
LA TOMBE dit à la rose :
— Des pleurs dont l'aube t'arrose Que fais-tu, fleur des amours ? — La rose dit à la tombe :
— Que fais-tu de ce qui tombe
Dans ton gouffre ouvert toujours ? —
La rose dit : — Tombeau sombre, De ces pleurs je fais dans l'ombre Un parfum d'ambre et de miel. — La tombe dit : — Fleur plaintive, De chaque âme qui m 'arrive.
Je fais un ange du ciel. —
Juin 1837.
ty « On trouvera dans ce volume, à quelques nuances près, la même inanièi;e de volf-les laits et les hommes, que dans les trois volumes dé poésies qui le
< précèdent immedîàtement»7 disait la prétace. ToïïFcônîpfe'tattTiÎTrreste, le nouveau recueil n'était supérieur à aucun de ces trois volumes. II apportait cependant quelques-unes des plus belles pièces de vers qu'eût encore données ' Victor Hugo, et même la plus belle : Tristesse d'Olympio. D'éminents critiques, dont Brunetière, ont préféré cette méditation maf^nifique. non seulement au Souvenir d'Alfred de Musset — qui ne saurait, en vérité, lui être comparé, — mais au Lac de Lamartine. Et ils n'ont pas eu tort. Notons aussi que déjà, dans les-^ayons^eUes Ombres , le poète tendait à se présenter comme « le rêveur sacré »,chirgé"^àrînr les hommes^' une mission de giiide et" de prophète. Voici les strophes^ssentielLes.de la pièce qut ouvre leTfecûeîTsoûs
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