FLORISE, LISETTE
FLORISE
Eh bien, Lisette?
832 LE ME(:HANT.
ILli bien, madame?
FLORISK.
Es-tu contente?
LISETTE
Mais, madame, pas trop : ce couvent m'épouvante.
FLORISE
Pour y suivre Chloé je destine Marton; Tu resteras ici. Je parlois do Cléon.
Dis-moi, n'en es-tu pas extrêmement contente? Ai-je tort de défondre un esprit qui m'enchante? J'ai bien vu tout à l'heure (et ton goût me plaisoit) Que tu t'amusois fort de tout ce qu'il disoit : Conviens qu'il est charmant; et laisse, je te prie, Tous les petits discours que fait tenir l'envie.
LISETTE
Moi, madame! eh, mon Dieu! je n'aimerois rien tant Que d'en croire du bien : vous pensez sensément; l"t, si vous persistez h le juger de même. Si vous l'aimez toujours, il faut bien que je l'aime.
FLORISE
Ah! tu l'aimeras donc; je te jure aujourd'hui Que de tout l'univers je n'estime que lui : Cléon a tous les tons, tous les esprits ensemble; Z kai vor.joura ûuuveau : tout iB reste me sembio D'une misère affreuse, ennuyeux à mourir; Et je rougis des gens qu'on me voyoit souffrir.
LISETTE
Vous avez bien raison : quand on a l'avantage D'avoir mieux rencontré, le parti le plus sage Est de s'v tenir; mais...