‹ Œuvres choisiesChapitre 13 sur 149 · GRESSET. XXXI · texte numérisé non relu

GRESSET. XXXI

Et je VOUS avoùrai mon imbécillité,

Je irirai pas sans peine à cette extrémité.

Il m'a toujours aimée, et j'aimais à lui plaire;

Et, soit cette habitude, ou quelque autre chimère.

Je ne puis me résoudre à le désespérer.

On voit qu'elle est faible et étourdie, mais que le fond n'est pas gâté. L'ascendant de Gléon va jusqu à la faire rougir de la bonté, comme d'une sorte de bêtise, mais non pas à détruire cette bonté qui lui est naturelle; et l'un et l'autre aperçu est juste et instructif : la force de l'exemple agit et s'arrête jusqu'où elle doit agir et s'arrêter, et le méchant reste toujours seul à sa place.

L'auteur a observé la même nuance dans le rôle de Valère, qui n'en est qu'à son apprentissage. Il dit à Gléon, lorsqu'il est question de contrarier et d'impatienter Géronte :

Mais n'aurais-je point tortî

J'ai de la répugnance à le choquer si fort.

Malgré toute l'envie qu'il a de rompre son mariage, il ne peut se résoudre à faire de la peine à ce bon homme. Aux premières caresses qu'il eu reçoit, il

dit à part :

Comment foire?

Son amitié me touche.

Enfin, si Gléon n'arrivait pas à son secours, on sent qu'il n'aurait jamais la force de soutenir le

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