ACTE V, SCÈNE VIII. 3C
AniSTE.
Sachez donc avec moi confondre l'imposture: De la lettre sur vous connoissez l'écriture... C'est Fronlin, le valet de monsieur que voilà.
GÉRONTE
Vraiment oui, c'est Frontin ; je savois tout cela : Belle nouvelle!
ARISTE
Eh quoi! votre raison balance?
Et vous ne voyez pas avec trop d'évidence...
GÉRONTE
Un valet, un coquin!...
valè:re.
Connoissez mieux les gens; Vous accusez Frontin, et moi je le défends.
GÉRONTE
Parbleu ! je le crois *)ien, c'est votre secrétaire.
VALÎiRE.
Ouo dites-vous, monsieur? et quel nouveau myslère... Pour vous en éclaircir interrogeons Fronlin.
CLÉON
Il est parti, je l'ai renvoyé ce matin.
VALÈRE
Vous l'avez renvoyé; moi, je l'ai pris : qu'il vienne.
(a ud laquais.)
Qj'on appelle Lisette, et qu'elle nous l'amène
(a Valùre ) (a Cléon.)
Frontin vous appartient? Autre preuve pour rous! Il cloil à monsieur même en servant chez vous, Et je ne doute pas qu'il ne le justiûe.
868 LE MHCHANl.
CLÉON
Valère, quelle est donc cette plaisanterie?
VA L È 11 E
le ne plaisante plus, et ne vous connois point. Pans tous les lieux, au reste, observez bien ce point Respectez ce qu'ici je respecte et que j'aime , Songez que l'offenser, c'est m'offenser moi-même.
CÉRONTE.
Mais vraiment il est brave; on me mandoit que non.