CHANT PREMIER
Vous, près de qui les grâces solitaires Brillent sans fard et régnent sans fierté; Vous, dont l'esprit, né pour la vérité, Sait allier à des vertus austères Le goût, les ris, l'aimable liberté; Puisqu'à vos yeux vous voulez que je trace D'un noble oiseau la touchante disgrâce, Soyez ma muse, échauffez mes accents, Et prêtez-moi ces sons iniéressûnls,
VERT-VERT
Ces tendres so.is que forma votre lyre
Lorsque Sultane, au printemps de ses jours,
Fut enlevée à vos tristes amours,
Et descendit au ténébreux empire.
De mon héros les illustres malheurs
Peuvent aussi se promettre vos pleurs.
Sur sa vertu par le sort traversée,
Sur son voyage et ses longues erreurs,