LIVRE II. FABLES XI ET XII
Car au bout de quelques nagées^ ,
Tout son sel se iondil si bien
Que le baudet ne senliL rien
Sur ses épaules soulag-ées.
Camarade éponj^^ier - prit exemple sur lui. Comme un mouton ^ qui va dessus * la foi d'aulrui. V^oilà mon âne à l'eau ; jusqu'au col il se plong-c,
Lui, le conducteur, et l'éponge.
Tous trois burent d'autant '" : l'ânier et le grison ^
Firent à l'éponge raison ^
Celle-ci devint si pesante,
Et de tant d'eau s'emplit d'abord \ Que l'âne succombant ne put gagner le bord.
L'ânier l'embrassait, dan? l'attente
D'une prompte et certaine mort.
Quelqu'un vint au secours: qui ce fut, il n'importe; C'est assez qu'on ait vu par là qu'il ne faut point
Agir chacun de même sorte.
J'en voulais venir à ce point.
Fables XI et XII. — Le lion et le rat. La colombe et la fourmi '.
Il faut, autant qu'on peut, obliger tout le monde ;j /"^"^.-V^ On a souvent besoin d'un plus petit que soi. J /yi^^^^f"-"^^^^^ De cette vérité deux fables feront foi *^ ^
Tant la chose en preuves abonde.
Entre les pattes d'un lion Un rat sortit de terre assez à l'étourdie. Le roi des animaux, en cette occasion, Montra ce qu'il' était, et lui donna la vie.