‹ Œuvres choisiesChapitre 172 sur 507 · CA · texte numérisé non relu

CA

LA FONTAINJ

Sa plainte fut de l'Olympe entendue.

' Mercure vient. « Elle n est pas perdue,

Lui dit ce dieu; la connaîtras *-tu bien?

Je crois l'avoir près d'ici rencontrée. » ^ I ors ' une d'or à l'homme étant montrée,

Il répondit : « Je n'y demande rien 'K »

Tjne d'aryent succède à la première,

Il la refuse ; enfin une de bois :

« Voilà, dit-il, la mienne cette fois ;

Je suis content si j'ai cette dernière.

— Tu les auras, dit le dieu, toutes trois : Ta ^onne foi sera récompensée.

— En ce cas-là je les prendrai, » dit-il. L'histoire ep est aussitôt dispersée * ; Et boquillons *-'de perdre leur outil,

Et de crier pour se le faire rendre.

Le roi des dieux ne sait auquel entendre.

Son fds Mercure aux criards vient encor;

A chacun d'eux il en montre une d'or.

Chacun eût cru passer pour une bête

De ne. pas dire aussitôt : « La voilà I »

Mercure, au lieu de donner celle-là,

Leur en décharge un grand coup sur la tête.

Ne point mentir, êjre content du sien, TTesOë plus sur : cependant on sloC-Cupe A dire faux pour attraper du bien.

Que sert cela? Jupiter n'est pas dupe.

exlrêmes aux plaintes de son villai,'eois : « Ma coing-née, Jupiter, ma coingnce, ma coingncc ! rien plus, ô Jupiter, qud ma coingnée, oudmicrspour en acheter uneaultre Hélas! ma pauvre coingnée. »

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