‹ Œuvres choisiesChapitre 182 sur 507 · LIVRE V. FABIJv IX 2J · texte numérisé non relu

LIVRE V. FABIJv IX 2J

Qu'il connaît * les vertus et les propriétés

De tous les simples " de ces prés ;

Qu'il sait guérir, sans c[u'il se flatte, Toutes sortes de maux. Si dom ■^ coursier voulait

No point celer sa maladie,

Lui loup, gratis, le guérirait ;

Car le voir en cette prairie

Paître ainsi, sans être lié.

Témoignait quelque "mal, selon la médecine.

« J'ai, dit la bête chevaline,

Une apostume * sous le pied.

— Mon fils, dit le docteur, il n'est point de partie

Susceptible de tant de maux ^ J'ai l'honneur de servir nos seigneurs les chevaux,

Et fais aussi la chirurgie. »

Mon galant*^ ne songeait qu'à bien prendre son temps.

Afin de happer ' son malade.

L'autre, qui s'en doutait, lui lâche une ruade,

Qui vous lui met en marmelade

Les mandibules * et les dents.

« C'est bien fait, dit le loup en soi-même ^ fort triste ; Chacun à son métier doit toujours s'attacher.

Tu veux faire ici l'arboriste ^\

Et ne fus jamais que boucher. »

Fablh IX.

Ti'availlez,prenez de la peine :

C'èst le fonds qui manque le moins *^

Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine,

Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.

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