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LIVRE .7. FABl.i: XIX 'l'.)^J

« Hercule, lui dit-il, aide-moi : si Ion dos

A porté la machine ronde *,

l'on bras peut me tirer d'ici. »

Sa prière étant faite, il entend dans la nue

Une voix qui lui parle ainsi :

« Hercule veut qu'on se remue, Puis il aide les gens. Regarde d'où provient

L'achoppement - qui te retient ;

Ote d'autour de chaque roue Ce malheureux mortier, cette maudite boue

Qui jusqu'à l'essieu les enduit ; prends ton pic, et me romps " ce caillou qui te nuit ; Comble-moi cette ornière. As-tu fait^? — Oui, dit l'homme.

— Or^ bien je vas^ t'aider, dit la voix; prends ton fouet.

— Je l'ai pris. Qu'est ceci? mon char marche à souhait: Herèule en soit loué ! » Lors la voix: « Tu vois comme Tes chevaux aisément se sont tirés de là.

Aide-toi. le Ciel t'aidera ', »

Fable XIX — Le charlatan \

Le monde n'a jamais manqué de charlatans:

Cette science, de tout temps.

Fut en professeurs ^ très fertile.

Tantôt l'un en théâtre ^'^ affronte l'Achéron,

Et l'autre affiche par la ville

Qu'il est un passe-Cicéron.

Un des derniers se vantait d'être

En éloquence si grand maître",

i. La machine ronde. Le ciel, dieu préféré). Ce dernier apparut

de la charge duquel Hercule sou- et dit : x Pousse à la ])icjue les

lagea temporairement Atla^. bœufs, et tu prieras après, quand

1'. L'ackoppement. Ici l'éîat de tu auras agi ; il ne faut pas prie.-

ce qui a c/iop;)é (fait un faux pas), sans rien faire.» On voit une

l'embarras. fois de plus tout ée que notre

o. 3/e romps. Grammaire, place poète ajoute de couleur, de pas-

du pronom régime. sion, de vie, à la fable ésopique.

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