L'un, ou plutôt Vautre. qu'on relise ce qui précède
Combien fail-il de vœux, combien pcrcl-il de pas, S'oLilrant * pour acquérir des biens ou de la gloire 1
« Si j'arrondissais mes Mlals!
Si je pouvais remplir mes coffres de ducats ^ ! Si j'apprenais Thébrcu, les sciences, l'histoire! »
Tout cela, c'est la mer à boire;
Mais rien à l'homme ne suffit :
Pour fournir aux projets que forme un seul esprit, Il faudrait quatre corps; encor, loin d'y suffire, A mi-chemin je crois que tous demeureraient : Quatre Mathusalems ' bout à bout ne pourraient
Mettre à fin ce qu'un seul désire *.
Fable XXV . — Démocrite et les Abdéritains
Que j'ai toujours haï les penscrs ° du vulgaire " ! Qu'il me semble profane, injuste et téméraire *, Mettant de faux, milieux ' entre la chose et lui, Et mesurant par soi ce qu'il voit en autrui!
Le maître d'Épicure '" en fit l'apprentissage. Son pays le crut fou : petits esprits! mais quoi?
Aucun n'est prophète chez soi *'.
Ces gens étaient les fous, Démocrite, le sage. L'erreur alla si loin qu'Abdère députa
Vers Hippocrate '- et l'invita,
Par lettres et par and^assade, A venir rétablir la raison du malade :