LIVRE ÎX. — FADI.F. IV
3jy
Moi. je l'ai clans res[)ril : voire serviteur Gille, 'Cousin et g-endre de Bertrand,
Sing-e du pape en son vivant *,
Tout fraichement en cette ville Arrive en trois bateaux-, exprès pour vous parler, Car il parle, on Tentend. Il sait danser, baller \
Faire des tours de toute sorte.
Passer en des cerceaux; et le tout pour six blancs* : Non, messieurs, pour un sou; si vous n'êtes contents, Nous rendrons à chacun son argent à la porte. »
Le singe avait raison; ce n'est pas sur l'habit Que la diversité me plaît, c'est dans l'esprit : L'une fournit toujours des choses agréables ; L'autre, en moins d'un moment, lasse les regardants \ Oh I que de grands seigneurs, au léopard semblables, N'ont que l'habit pour tous talents M
Fable IV. — Le gland et la citrouille'.
Dieu fait bien ce qu'il fait. Sans en chercher la preuve En tout cet univers, et l'aller - parcourant. Dans les citrouilles je la treuve '.
Un villag-eois considérant Combien ce fruit est gros et sa tige menue : «■ A quoi songeait, dit-il, l'auteur de tout cela? Il a bien mal placé cette citrouille-là :
Hé parbleu ! je l'aurais pendue
A l'un des chênes que voilà ;