‹ Œuvres choisiesChapitre 353 sur 507 · Pèlerins. Lex · texte numérisé non relu

Pèlerins. Lex

L'ur ?e baissait déjà pour ainass-rMa pro\r ; L'autre le pousse, et dit : u II ost bon de savoir

Qui de nous en aura la joie.

Celui qui le premier a pu ra[)ercevoir En sera le j;obeur ; l'autre le verra l'aire.

— Si par là l'on juge l'affaire, Reprit son compagnon, j'ai l'œil bon, Dieu moici.,

— Je ne l'ai pas mauvais aussi *, Dit l'autre, et je l'ai vue avant vous sur ma vie. — Eli bien ! vous l'avez vue ; et moi je l'ai sentie.

Pendant tout ce bel incident, Perrin Dandin * arrive : ils le prennent pour jug-e. Perrin, fort gravement, ouvre l'huître, et la grug-e *,

Nos deux messieurs le regardant.

Ce repas fait, il dit d'un ton de président : « Tenez, la cour vous donne à chacun une écaille Sans dépens %et qu'en paix chacun chez soi s'en aille.

Mettez ce qu'il en coûte à plaider aujourd'hui ; Comptez ce qu'il en reste à beaucoup de familles^ Vous verrez que Perrin tire l'argent à lui, Et ne laisse aux plaideurs que le sac et les quilles *

Fable X. — Le loup et le chien maigre".

Autrefois Garpillon fretin * Eut beau prêcher, il eut beau dire, On le mit dans la poêle à frire. Je fis voir que lâcher ce qu'on a dans la main, Sous espoir de grosse aventure % Est imprudence toute pure.

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