A. Lex. 8. Canaille. Lex
LIVKIi XI. — I-ABM-: III 4]J
Se moque impunément de moi ?
Je vais, je viens, je me travaille, J'imagine cent tours: le rustre, en paix chez soi *^ Vous l'ait argent de tout, convertit en moniioic Ses chapons, sa poulaille ; il en a même au croc; Et moi, maître ^ passé, quand j'attrape un vieux coq,
Je suis au comble de la joie!
Pourquoi sire Jupin ^ m'a-t-il donc appelé Au métier de renard ? Je jure les puissances De l'Olympe et du Styx, il en sera parlé. »
Roulant en son cœur ces veng-eances, Il choisit une nuit libérale en pavots * : Chacun était plongé dans un profond repos; Le maître du logis, les valets, le chien même, Poules, poulets, chapons, tout dormait. Le lermier,
Laissant ouvert son poulailler,
Commit une sottise extrême.
Le voleur tourne tant qu'il entre au lieu guetté, Le dépeuple, remplit de meurtres la cité.
Les marques de sa cruauté Parurent avec l'aube : on vit un étalag-e
De corps sanglants et de carnag-e.
Peu s'en fallut que le soleil Ne rebroussât d'horreur vers le manoir liquide *,
Tel, et d'un ^ spectacle pareil, Apollon irrité contre le fier Atride ' Joncha son camp de morts; on vit presque détruit L'ost ' des Grecs ; et ce fut l'ouvrage d'une nuit.
Tel encore autour de sa tente
Ajax, à l'âme impatiente. De moutons et de boucs fit un vaste débris % Crovant tuer en eux son concurrent Ulvsse**
1. Chez «Ci. y. Grammaire, pro- prêtre d'Apollon ; le dieu, au mo. on
nom. de la peste, décima l'armée CrS
'2. Maître. Lex. Grec?.