‹ Œuvres choisiesChapitre 453 sur 507 · LIVRE XII. — FABLE X · texte numérisé non relu

LIVRE XII. — FABLE X

Fable X. - Le corbeau, la gazelle, la tortue et le rat'.

A MADAME OE LA SAUUÈlXB '.

Je VOUS gardais un temple dans mes vers :

Il n'eût Uni qu'avecqne- l'univers.

Déjà ma main en fondait la durée

Sur ce bel art * qu'ont les dieux nivente,

Et sur le nom de la divinité

Que dans ce temple on aurait adorée.

Sur le portail j'aurais ces mots écrits : « Palais sacré de la déesse Iris » ; Non celle-là ' qu'a Junon à ses gages; Car Junon même et le maître des dieux Serviraient l'autre, et seraient glorieux Du seul honneur de porter ses messages. L'apothéose à la voûte eût paru ' :

Là, tout l'Olympe en pompe eût été vu Plaçant Iris sous un dais de lumière.

Les murs auraient amplement' contenu Toute sa vie, agréable matière, Mais peu féconde en ces événements Qui des États font les renversements.

Au fond du temple eût été son image, Avec ses traits, son souris, ses appas. Son art de plaire et de n'y penser pas », Ses agréments à qui ' tout rend hommage. J'aurais fait voir à ses pieds des mortels Efdes héros, des demi-dieux encore.

Même des dieux *° : ce que le monde adore

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