‹ Œuvres choisiesChapitre 462 sur 507 · LIVRE XII. FABLES XVI ET XVII · texte numérisé non relu

LIVRE XII. FABLES XVI ET XVII

Fablï: XVI. -V Un fou et un sage *.

Cerlain fou pTTTTfsuivait à coup de pierre uu sage. Le sage se retourne et lui dit : « Mon ami, C'est tort bien t'ait à toi, reçois cet écu-ci : Tu fatigues assez pour gagner davantage. Toute peine, dit-on, est digne de lover ' : Vois cet homme qui passe, il a de quoi payer ; Adresse-lui tes dons, ils auront leur salaire. » Amorcé par le gain, notre fou s'en va faire

Même insulte à l'autre bourgeois.

On ne le paya pas en argent cette fois. Maint estafier ^ accourt : on vous happe* notre homme,

On vous l'échiné, on vous Tassomme.

Auprès des rois il est de pareils fous ' : A vos dépens ils font rire le maître.

Pour réprimer leur babil, irez-vous Les maltraiter? vous n'êtes pas peut-être Assez puissant. Il faut les engager A s'adresser à qui peut se venger.

Fable XVII. — Le renard anglais *.

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