LIVRE XII. FABLE XVIII
Bien que de leurs abois ils perçassent les nues. 11 ne put soupçonner ce tour assez plaisant. « Quelque terrier, dit-il, a sauvé mon galant. Mes chiens n'appellent ^ point au delà des coloi nés
Où sont tant d'honnêtes personnes.
Il y viendra, le drôle! » Il y vint, à son dam *.
Voilà maint basset clabaudant ^ ; Voilà notre renard au charnier se guindant *• Maître pendu croyait qu'il en irait de même Que le jour qu'il tendit de semblables panneaux ; Mais le pauvret, ce coup, y 'laissa ses houscaux' ; Tant il est vrai qu'il faut changer de stratagème ! Le chasseur, pour trouver sa propre sûreté. N'aurait pas cependant un tel tour inventé * ; Non point par peu d'esprit : est-il quelqu'un qui nie Que tout Anglais n'en ait bonne provision ?
Mais le peu d'amour poiu^la vie
Leur nuit en mainte occasion '
Fable XVIII. — Daphnis et Alcîmadure^