‹ Œuvres choisiesChapitre 469 sur 507 · FABLE XIX · texte numérisé non relu

FABLE XIX

La vase est un épais nuage Qu'aux efîets du cristal nous venons 4'opposer. — Mes frères, dit le saint, laissez-la reposer.

Vous verrez alors votre image.

Pour vous mieux contempler demeurez au désert *, n

Ainsi parla le solitaire. ^

Il fut cru ; Ton suivit ce conseil salutaire.

Ce n'est pas qu'un emploi ne doive être souffert. Puisqu'onplaide etqu'onmeurt.etqu'on devient malade, Il faut des médecins, il faut des avocats. Ce? secours, grâce à Dieu, ne nous manqueront pas : Les honneurs et le gain, tout me le persuade. Cependant on s'oublie ^ en ces communs besoins. 0 vous dont le public emporte tous les soins ^,

Magistrats, princes et ministres, Vous que doivent troubler mille accidents sinistres, Que le malheur abat, que le bonheur corrompt. Vous ne vous voyez point, vous ne voyez personne. Si quelque bon moment à ces pensers vous donne,

Quelque flatteur vous interrompt.

Cette leçon sera la fin de ces ouvrages : Puisse-t-elle être utile aux siècles à venir ! Je la présente aux rois, je la propose aux sages ; Par où saurais-je mieux tmir?

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