‹ Œuvres choisiesChapitre 492 sur 507 · II. - Di stination de but · texte numérisé non relu

II. - Di stination de but

— « ^ quelle utilité ?» il. 13; ~ « Engins à vous envelopper », I, 8; — « A nager malheureux'», VUI. 23 ; — « Son maître à surmonter les vices », XI. 2, etc. — ' iJans ces phrases nous emploierions pour, pour ce qui est de.)

III. — Destination do personne. — A exprime, à ce titre, soit l'attribution: « Aux oiseaux ennemie », il, 5; — « Ce fut à lui bien avisé », III, 18 ; « J'ai regret à mon premier seigneur » ; VI, il ; — « Tout est aux écoliers couchette », V, Il ; — « Ce n'est qu'à nous qu'elle est cruelle », 10 ; — soit la possession : « L'ost au peuple », Xll, 6.

IV. — Destination de moyen. — A expiime le recours à un instrument : « Les emportent aux dents », III, 13 ;

— « Le marchand à sa peau devait faire fortune », V, 20 ;

— c< La ! 'arque à filets d'or n'ourdira point ma vie », X I, 4 .

(Dans ces phrases, A signifie avec. )

Dans les phrases : « Se laisser, abattre aux malheurs », Vic dllso! e, p. 90 ; — « Se peut connaître au discours, etc. », 1, 19 ; — « Le fit manger aux mouches », XII, 8; — « Instruite à ce discours », Florentin, p. 439, v. 54. A exprime aussi le moyen, et é(iuivaut à par.

V. — Certains verbes s'accompagnaient de Aqui, aujourd'hui, exigeraientd "au 1res prépositions : « Il tâche à se garan-

1. Pour la méthode et les définitions, je m'inspire du Diclionn;ire général de la langue fran-

çaise. Je le cite sous cette forme; (Hatzfeld.)

LEXIQUE

tir », VI, 9 (nous emploierions plutôt do ; — <i Changent leur frêle enduit aux marbres les plus durs », Baucis, p. 49 i, v.

114 (nous dirions : chang'er en marbre) ; ~ « Ne visaient p us qu'à lui », Florentin, p. 441, V. 90 ici nous ne mettrions pas de préposilion).

Daulres verbes sont suivis de A par latinisme : «• Satislaireà leurs vaines envies »,III, 12 ; — « Interpréter à cornes », V, 4 ; — « Aider aux chevaux », VII, 9 ; — « Imputer à mépris », VIII, 3 ; « Insulta au fils », XII, IS. (Voir Grammaire, forme du verbe.)

Abord. — Ce mol qui signifie Taction de venir au bord, d'arriver, formait autrefois diverses locutions qui équivalent à aussitôt, tout de suite :« Dès l'abord », II, 2, etc.; — « Tout d'a/jord»,I,6; — « JeTaidaborr/ reconnu », VIII, 14.

Accoutumer. — On disait :

accoutumer une chose, pour :

la rendre d'une pratique usuelle pour soi. De là l'expression.

avoir accoutumé de avec 1 infinitif : « Mais ce cerf n'avait pas accoutumé de lire ». VIII, 14 — (Nous disons encore: une chose accoutumée.}

Adresser se disait, sans régime, poui" aller droit au hul :

« Bien adresser n'est pas petite affaire ». 1, 17. — Cf. : « Les animaux adressent plus juste que nous ». Bossuet, Connaiss. de Dieu.

Affiner. — Vient du vieux verbe nftner, qui voulait dire mener à fin : «i Les trompe et les affine », III, 18,= les prend au piège (fin que le chat se propose..

Alarme. — Comme l'indique l'origine du mot 'à l'arme .'i. le sens premier est celui de : cri pour appeler aux armes; c'est

le sens delà phrase . * Aa bruit de ces alarmes », X, ii. — De ce sens est venu celui de trouble : « .Je mets l'alarme au camp », 11,14. — Dans : «Nous conduit aux alarmes »ià Huet, p 448, V. 13), le mot signifie :

combats

Aller, suivi d'un gérondit, exprim.ait la continuité : « L'al- /ate?if quelquefois testonnant^, L 17; — '. Qui fa balayant », V. 5; — « Les diadème"s vont sur ma tête pleuvant », VU, 10. — € S'allait partout plaignant », VÏII, 18— Cependant, dans la phrase : « Que je me vas désaltérant », l. 10, ce verbe ne semble répondre à aucune intention particulière.

Ame. — C'est proprement le souffle vital Hat anima), la vie :

« L'âme lui revient », VI, i;^; — « Les ressorts de l'âme », VIII, 16, ce sont les principes, les sources de la vie.

Amour. — Ce mot était féminin en ancien français. Les savants lui rendirent, à la fin du moyen âge, le genre qu'il avait en latin, le masculin. Les deux genres ont survécu. La Fontaine les emploie tousdeux, mais afl'eclionne le féminin :

« Le baiser d'amour fraternelle », II, 15; — « Par amour singulière ». Vlll, 22 1 etc.

Antipode. — Au sens propre, ce mot désigne celui qui occupe sur la terre un point diamétralement opposé. Au fîfjuré. il exprime ur>e personne diamétralement contraire: «Peuple antipode des Césars^, VIII, '2i.

Apparemment. — En apparence, non en réalité, ! sens vieilli) : « Des raisins mûrs apparemment », III, il. — Au contraire, dans : « C'était apparemment le bien des deux parties », III, 13, le mot est

LEXIQUE

p.is dans lo ^e^s actuel : en apparence, sans doute.

Appât. — Pâture qui sert d"amoice. En ce sens, le pluriel es! {ippàis. La Fontaine, comme plus d'un poète, écrit ce pluriel : anpas, IS., 2, qui .est la forme réservée au sens ligure du mot, altrails. charmes.— Le passage auquel nous faisons allusion : « Lie blé couvrait d'un lacs les menteiu-s et traîtres appas » est difficile à.

expliquer. Car ces appâts, il semble bien que ce doive être le blé lui-même (il est la pâture qui sert à attirer le pigeon).

Pourtant La Fontaine dit que ce blé couvre Va.ppât. 11 faut donc que le poète donne ici au mol appât un sens plus étendu, ([u'il le prenne, par exemple, pour l'ensemble du piège; et dans ce cas, on interpréterait :

Ce blé couvrait les traîtres appâts d'un lacs.

Appétit. — C'est, d'une façon générale, la tendance de l'èUe k satisfaire ses besoins ; spécialement, à satisfaire le besoin de manger :« Toute espèce lige De son seul aopétit », IV', 12, (expression qui rappelle le mot énergique de Saliuste : Pecora venlri ohoedientia).

La Fontaine emploie souvent ce mot au pluriel : « Mes appétits gloutons », VII, i ; etc.

— Dans la phrase : « De tout leur appétit Dormaient les deux pauvres servantes », V, 6, le mot, appliqué au sommeil, est aussi juste qu'expressif : les deux malheureuses filles ont faim de sommeil. — Le mot est pris au figuré dans : « 11 jugea qu'à son apjiétit » (à son goût), 1, 7 ; — '■< Les vastes ai>pétits d'un faiseur de conquêtes », VIII, 27.

Aragne. IH, SelX/). Cette forme existait concuiremmeot

avec la forme « araigne»; elles sont toutes deux issues d'aranea. (Araignée est dérivé d' araigne.)

Artisan (pour artiste), 111, 10, et iX, 6. La distinction entre ces deux mots n'existait pas dans l'ancienne langue.

Assinée (pour assignée), VI, 20. Cette graphie était fréquente autrefois ; La Fontaine l'emploie volontiers.

Attendre (S'). — Avec un datif de personne ou de chose :

ne compter que sur, IV, 22 et XI. a.

Aucun. — Venu de anque (lat. aliquem)e[ un. il veut dire proprement : cfuelque, quelqu'un, et peut donc s'employer au pluriel, soit comme adjectif, soit comme pronom : « Aucuns l'en ont blâmé », VI, l ; — « Sans faire aucunes plaintes», III, 14. — De là aucunement, en quelque façon, LX, 1.

Aussi. — Pour ainsi: « A ussi font les profanes », IV, 3, cf.

IV, 4, etc.— (Pour non plus, \.

Grammaire, négation.)

Autant. — « Boire d'autant », boire dans la même proportion, II, 10. — Cf. : « En profite d'autant », XII, 14.

Avecque. — Le moyen âge écrivait aveques (avec \'s adverbiale). La forme avecque (ou Hvecques) est fréquente en vers jiisquà la fin du xvii' s., m, 13, [V, 22, etc.

Avint, pour advint. II, 11, V, 18, etc. C'est la graphie ancienne, et d'ailleurs régulière.

(Nonsdisons encore: non avenu et avenir.) Le d est dû à une restauration étymologique du XV s . et au xvii» encore on ne l(i prononçait pas.

Bâiller. - La Fontaine emploie .,(• mot. II. 13, VI, 4, etc..

là où nous dii'ions aujoiu-d'bui bayer, c'est-à-dire ouvrir (mé-

LEXIQUE

taphoriquement) la bouche, par curiosité, admiration, envie.

Beau. —Ce mot revient souvent étiez La Fontaine. Tantôt il est employé ironiquement :

« Beau sire », 1. 5 ; — « Nous la vient donner belle », XII, 2, expression tirée du jeu de paume (avoir, donner la balle belle) ; d'autres fois il est explétif: «Au beau premier lapidaire », I, 20.

Besogne. — Forme féminine de besoin; c'est, proprement, ce qu'il est besoin de faire (Hatzfeld) : « Le galant, pour toute besogne, Avait un brouet clair », 1, 18 ; c'est-àdire, il navait pas besoin d'autre chose que d'un brouet.

Bouillons. — Ce mot, dérivé de bouillir, désigne les bulles qui se forment dans un liquide, par exemple quand on le fait chauffer. 11 se dit, au figuré, de l'effervescence de l'àme, VllI, 1(3.

Canaille. — Emprunté à l'italien canaglia, troupe de chiens (en anc. franc., chiennaille). Il signitle, au figuré, ramassis de gens de rebut :

« Toujours veiller à semblable canaille », L 19, etc.; (dans cet exemple il s'agit d'enfants étourdi?». Dans la phrase : « Tu te sentiras Du choix de semblable canaille », VIll, 18, il s'agit de chiens, le mot est pris au sens propre.

Canal. — En plus de son sens propre, rivière artificielle, que l'on trouve dans Voyage en Limousin, p. 25 : « Cja dirait (il s'agit de la Loire! que c'est un canal », ce mot avait un autre sens, celui de rivière :

« Et le jardin de la France Méritait un tel canal »,ibid., p. 32.

Il a encore ce dernier sens dans L'homme et son image, I. 11.

Cf. Balzac, 4 septembre 1622 :

« Les cygnes, qui couvraient autrefois toute la i-ivière.. , vivent dans un canal qui fait rêver les plus grands parleurs aussitôt qu'ils s'en approchent, et au bord duquel je suis toujours heureux. »

Canton, — Signitiaic autrefois une région naturelle plus ou moins étendue : « Pour éplucher tout ce canton », 1, 8, tout ce coin de pays; cf. VI. 18.

Carreau. — Carré de terre cultivé, IV, 4, — En poésie, la foudre; Vill, 20.

Carrer (se). — Développer sa carrure, c'est-à-dire la largeur de son dos. soit pour se mettre à l'aise, soit pour se donner de l'importance, ce qui est le cas. V. 14.

Cependant. — Le sens premier est : pendant cela, pendant ce temps (mot à mot, cela pendant, v. Grammaire, construction participiale absolue; La Fontaine emploie même ce tour : « Pendant ce /a le miel se gâte », I, 21), II, 14, etc. — Cependant que. pendant le temps que, 1, 22, etc.

Chacun —S'employait aussi autrefois comme adjectif: « Chacune sœur /), 11, 20 ; celte expression, déjà légèrement archa'tque, est tirée de la langue de la pratique. — Ci Malherbe:

« Deux cents livres de rente par chacun an ».

Chape-chuto. — C'est proprement la cape qu'on a laissée tomber : « Messer loup attendait chape-chute à la porte », IV, 16, c'est-à-dire une bonne aubaine.

Charme. — Ce mot (lat, Carmen, parole magique) signifie proprement une incantation, c'est-à-dire l'emploi de paroles magiques : « Par sortilèges et par charmes ». II, 18.

— De là le sens d'influence

LEXIQUB

vingiqne : < C'est proprement un' charme », (à Monleapan, p. 277 1 ; etc. — Charmant avait donc un sens très loiL :

€ Faut-il que tant d'objets si doux et si charmants », IX, 2.

— De môme. Charnier : « De la même image charmé », XI, 6 (iascinéi.

Chaumin9. — Dérivé de chnume, ce mot fut d'abord adjectif (une maison chaumine^.

Il est devenu substantif, avec le sens de chaumière, I, 16.

Chef. — Proprement, tête (lal.capnf), I, 12, etc.— lYoù, an figuré, autorité personnelle:

« De leur chef-» iibid.).

Chère — Du lat. popul. cara (^rec y.y.001, têtei. Chère, a d'abord signifié visage, puis, par tf.xtension. manière de traiter ses convives. Delà: faire bonne chère, VIH, p, pauvre chère, Vil, 4, faire chère lie, 111, 17 ; etc. — i-a Fontaine dit même tout simplement : <n Faisant chère », Iv', 12.

Chevance. — (Dec/ierir. lat.

poptil. capi're, être maître de.

disposer de.) Se dit de l'avoir, de ce qu'on possède, IV, 20.

Clerc. — Proprement, celui qui étudie pour devenir ecclésiastique. Puis a signifié, par extension, lettré, savant. S'est /dit enfin de celui qui travaille dans une étude de justice. Dans la phrase : « Ua loup quelque peu cierc », VII, 1, le mot participe un peu de ces deu.x derniers sens, il éveille l'idée de science et de chicane.

Coi. —Tranquille \ail.quie tumi.Oe là, « .se tenir co/, III, 4 ; .se tenir clos et coi, » Vlll, :î ; etc.

Coiffer -'.^ de quelque idée, de quelqu'un, n'avoir que cette idée, que cette personne on tète :« Fille se co'jfe volontiers

Damoureux à lonarue crinière», W. I.

Comme, adverbe tlat. quoinodo\, s'employait souvent pour comment, de quelle manière : «. Voici comme Ésope le mil Kn crédit », IV, 22 ; etc.

Comme, conjonction lat.

cn/Ji i.l^orsque,— «Comme il fut .'■'orti de Delphes », Vh d'Esope, ]^ V)2 ; — « Comme il fut question, etc. », IV, 12; — « Comme il viendra », IV, 22.

Comm.ère. — Du sens premier (la marraine d'un enfant par rapport au parrain) est venue :

i** une appellation familière :

« Ma commère, il vous faut purger », VI, 10 ; 2" une désignation plaisante : « Une autre commère En dit quatre », Vlll, 6 {commère désigne ici une bavarde).

Compère. — Du sens premier I le parrain par rapport à la marrainei est sortie une appellation familière : « Compère le renard », 1, 18. Par extension, ce mot s'est pris pour compagnon: « C'est mon compère y^, II,. 8.

Compte — Ce mot est écrit conte III, 8,'cf. me'con/e.VI. 1); c'est l'ancienne graphie, et la bonne. Computare avait donné régulièrement conter, d'oii le subst. verbal conte (aussi bien au sens de « calcul » qu'à celui de « relation d'un fait dont on énumère les diverses circonstances »). C'est plus tard que, par restauration étymologique, on crut devoir rétablir le groupe latin mp.

Comiaître. — Ce mot avait souvent encore le sens du lat.

cognoscerc, apprendre : « Sa Majesté lionne un jour voulut connaître De quelles nations le Ciel l'avait lait naître ♦, Vil, 7. — Il a aus.si le sens fort de:

avoir pleine connaissance : « Le

i-liXlQUE

meunier à ces mots connaît son

ignorance », lli, 1 ; etc. 'Cl'.

Bossuet : « Un roi qui sait se connaître ».) — Il a souvent enfin le sens de reconnaître :

« Tout jjaljillard, tout censeur, tout pédant Se peut connuitre au discours que j'avance >;, I, 19 ; etc.

Content. — Ce mot avait souvent encore le sens lorl du lat. contentus, qui se contente de, qui ne souhaite lien de plus: « Non content de dompter les hommes»,. 4 iz Dauphin, p. 65;— « Content de ces douceurs », Baucis, p. 491, v. 9.

Continue h (a . — D'une manière non interrompue, IV,

Cors. — Les andouillers ou ramifications qui se produisent avec rage dans le bois du cerl', IV, 21. Quand chaque branche en a cinq à partir de la sixième année!," le cerl" est appelé cerf dix-cors, ou de dix cors, (^i"'} Disc, à Sablière, p. 380.

Courage. — Non seulement la fermelé de cœur devant le danger (\'I, 2), mais encore toutes les dispositions du cœur :

« Fléchissez son couraç/e », Nymphes de Vaux, p. 16, v.49,- Cf. Psyché, p. 258. et Fables, IX, 2. — (Cf. Racine : « Fléchissez son courage. »i

Craître. — Le mot croître s'écrivait souvent ainsi au xvii" siècle, quand on le faisait . rimer avec -aitre : « Si vous voulez le laisser craitre », XI, 1, (cf. Androniaque, v. 1069 :

«Quel plaisir d'élever un enfant qu'on voit craitre ».)— V. Versification.

Croquant se dit (avec mépris) des paysans, II. 12. — On appela de ce nom les paysans de Guyenne révoltés, en 1594, parce que leur cri de ralliement était : « Sus aux croquants I »

c'est-à-dire : « Sus à ceux qui croquent le peuple ! »

Cuider, IV, 11, croire (lat, coffitare-.

Curée, IV, 11 et 15. etc. Pour cju'ree. dérivé de cuir la curëe se donnant primitivement au':

cliiens étendue sur le cuir de lu hôtei. C'est la portion (if la bète qu'on abandonne aux chiens quand ils l'ont prise.

Dam, — IJommage Cdu lat.

ciamnii//(),XIl,l7,et Florentin, p. 43S. (Se prononce dan.)

Damoiselle. — Titre des filles nobles et des femmes mariées de la bourgeoisie (cia/iie était réservé aux femmes mariées de la noblesse), III, 17,

Dauber. — Proprement, charger de coups, et, au figuré, dénigrer, VIII, 3.

Davantage que. — Locution adverbiale très usitée autrefois. A Mgr le Dauphin, p. 64 et Psyché, p. 25-3.

De. — Voici que ques emplois intéressants de celte |jréposition.

Nous les classons d'après les principaux rapports qui peuvent être exprimés par de.

I. — De marquant le point de départ, et, par extension, la cause, le moyen.

« L"emi)arras des chasseurs », IV, 4 (venu des chasseurs, causé par eux) ; — « i)e la force du coup », VIII^ 27 ; — « De son tempérament », X, 1 (à cause de. en raison dei; — « D'aventure, 1, 22 » ; « de bonheur », III, 9; « de fortune », IV, 15 [par). — Cf. « Le doux parler ne nuit de rien », ÎII, 12 (nous dirions en rien, mais, au fond, de a encore ici le sens causal :

par rien).

Il Ta aussi dans des phrases comme celles-ci: «De nul deux n'est souvent la province conquise », 1, 13; — « Porté d'un

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ivême dessein >. VIII, 10. — (L'ancienne lanjjue a exprimé d'abord par de le complément des verbes passifs : c'est que l'on considémil la cause comme le point de dépail de l'action ; plus tard on vit plutôt dans ce complément un instrument, un moyen de l'action ; c'est pourquoi on employa par.)

Dans la phrase : « S'appuyer de plusieurs petits princes », VIIl, 18. nous dirions aujourd'hui sur ; mais, au fond, il y a encore ici l'idée de cause (de cause instrumentale oumoyen).

iJans les phrases : « D un

langage nouveau »,

« D'un rare artifice », IL 1 ; — « Trafiqua de l'argent », IV. 2 ; — « De son arc avait mis bas un daim », VIII, 27 ; — « Fait de la sagette un nouveau mort », ibid., de exprime nettement le moyen.

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