‹ Œuvres choisiesChapitre 500 sur 507 · IV. — Que omis devant le subjonctif; v. Giamm, moc/es · texte numérisé non relu

IV. — Que omis devant le subjonctif; v. Giamm, moc/es

Que, adverbe interrogatif. — « Que n'est .cet avantage Pour les ruines du visage?» VU, 5; (=: pourquoi cet avantage n'existe-t-il pas, etc.).

Quelquefois. — Ce mot a son sens primitif, « une fois »

{quelque fois), dans ces deux passages : « J'ai quelquefois aimé », IX, 2 ; et : « Ce cas n'arrive pas quelquefois en cent ans », XII, 7.

Quête. — Action d'aller à la recherche (substantif participial de querre, quérir, chercher).

Se dit spécialement de la recherche du gibier, III, 18. etc.

— De là. quêter : « On le quête », IV, 4.

Racaille. — Rebut, IV, 6 et

VIII, 2t.

Ramée. — Branches coupées avec les feuilles, I, 16 et II, 19.

Rapporter (se). — Pour :

s'en remettre à la décision de quelqu'un, on disait se rapporter à, VU, IG, etc.

C'est surtout quand on employait ce verbe sans complément d'attribution qu'on disait s'en rapporter : « Mais rajt>portons-nous-en », X, 1.

Récompense. — Primitivenf ', il signifiait: ce qu'on

LEXIQUB

<lonne en compensation. C est le sens. Nymphes de Vaux, p. 18, V. 41 ; Préface, p. 70.

— Delà, récompenser, au sens de compenser, Psijché, p. 249 et (1") Disc, à Sablière, p. 378. (Gf. se récompenser, Préface, = tirer une compensation).

Reliefs (Subst. verbal de relever). — Ce qu'on enlève de dessus la table, les restes d'un repas, I, 5 et I, 9.

Rendre. — Ce verbe formait avec le participe passé des autres verbes une périphrase verbale très employée : « Rend ceux qui sortent avertis» (avertissent), Vi, 2 ; — « Rendre trois souhaits accomplis »,( accomplir), VII, 6 ; — t( Me rend tout étonné »,fm'étonnei, VIII, 21, etc.

Le participe passé rendu signifie exténué de fatigue, VII, 9. — Dans VI, 13 : «Transi, gelé,perclus, immobile, /-endu», nous avons reproduit comme plus naturelle et à la fois plus poétique une variante de 1729.

Mais les éditions du temps de La Fontaine portent toutes :

« Immobile rendu > (sans virgule séparalivei.

République. -- Ce mot, comme le latin respublica, signifie en soi: lachose publique, l'Élat, (quelle que soit la forme de gouvernement) Il a ce sens, VII, 3, VIII, 1, etc.

Rets. — Filet à prendre le gibier, le poisson, (lat. retes, pluriel de reteni), II, 11, etc.

— Réseaux, I, 8, etc., signifie : petits rets.

Ris, VI, 21. - Ce mot a vieilli, malheureusement ; c'est le plus ancien et le plus naturel ;irire est l&nfmitif pris substantivement).

Routier. — Celui qui con-

naît les roules, qui a de l'expérience, III, 18, etc.

Savoir. — Ce verbe avait souvent autrefois le sens de pouvoir : « Ne le saurait quitter y>, Nymphes de V'ai/x, p. 18, v. 32; — < Ils ne sauraient manger, etc. », II, 14 ; — « Que ses ailes La sauront garantir», V, 17 ; — € Eùt-il su jamais pousser si loin l'ingratitude '? »

X, i. (Aujourd'hui sa t'Oir n'a plus guère ce sens qu'au conditionnel.)— Pouvoir, d'ailleurs, se prend lui-même pour savoir : « Il ne pouvait que dire », VII, 7. Dans : « Le pauvre Eschyle ainsi sut ses jours avancer », VIII, 1(J, sut paraît explétif.

Semondre. — Le sens originel du mot est avertir (lat.

sujbmonere). D'où, le sens d'mviter : « Son hôte n'eut pas la peine De le semondre deux fois», V, 7. — Semonce, dans XII, i : « Ulysse fit à tous une même semonce'), n'a que ce sens d'invitation, de proposition (Ulysse presse ses compagnons changés en bêtes d'accepter de redevenir hommes).

Si, conjonction (laUsi)' Dang la phrase : « Comment l'auraisje fait, SI je n'étais pas né », I, 10, si a le sens de puisque.

— Si entre souvent dans des locutions elliptiques : « Si je pouvais remplir mes coffres de ducats », VIII, 25 (suppléez :

comme je serais heureux !). Cf. : « Encor si la saison s'avançait davantage », IX, 2 (suppléez : il n'y aurait que demimal).

Si, adverbe (lat. sic). Voici quelques sens ou emplois vieillis : « Si ferai », IX. 15 {ainsi ferai-je); — « Si faut-il », Psyché, p. 253 et (2') Discours Sablière, p. 433, v. 31, ( = pourtant);— « Si hardi de >, I,

L^XliiLW

10 ; « Si chéri que de », II, 1, = assez hardi. assez chéri pour; — « Si tendre que \ous voudrez y>.Fi^ycfié, p. 251, aussi tendre, etc.

Soin. — Ne signifie plus guère que les atlenlions qu'on a pour (jnelqu'un ou pour quelque chose. Soin avait encore autrefois un autre sens beaucoup plus fort : les soucis, les préoccupations, 11,1, etc. Dans le vers : « Le soin que j'aurai pris de soin mexeniplera ».

IV, 3. La Fontaine semble jouer sur les deux sens du mot soin.

Songer. — Avec un complément, el sans préposition, sijrniliait voir en sonife : « Je ne sùitr/erai plus que rencontre luiiesle », IX, 2; — « Ne songeait que ducats et pisloles », Xil, :^.

Soucier. — Inquiéter (lai.

solliciiureK Par un caprice de l'usage, ce verbe ne s'emploie plus que pronominalement: se soucier de. Nous regrettons le tour si naturel : « Penses-tu...

que ton titre de roi Me fasse peur ni me soucie? », H, 9.

Soûl. — Rassasié, repu (lat.

saliillum): <i Ces animaux sont soûls », -XIl, 8. — An figuré :

(Un rat)... « Des lares paternels un jour se trouva sou (dégoûté), VIII 1). Avec un adjectif possessif, soûl se prend subslanlivemenl: «Ne trouvait à manjrer que le quart de son sou », II, 2, Cf. III, 17.

Dans les trois derniers exemple.'', soûl est écrit son par La Fontaine; c'est qu'il est à la fin d'un vers, et qu'il rime avec irou ; La Fontaine veut que sa rime salisfasse les yeux. V.

Versificalion.

Souloir. —, Avoir l'habitude (lat. soiere\. Épitaphe, p. 265, n 2.

Soupe, i.X, 2. C'est le p?"-

licipe passé employé substantivement. Comme pour diné, rintinilifarem|)lacécelle forme.

Spéculateur. — Celui qui a coutume d'observer( sens vieilli, lat. specnli^lorem), II. 13.

Subtil. — Se prend d'ordinaire aujourd'hui en mauvaise part. Mais le vrai sens du mol (lat subtilis) est fin : « Le plus subtil des peuples d'aujourd'hui»,II, 20, etc. —Subtiliser, c'est donc proprement af/incr [['''^Discours à Sablière,i\.'^Si.

Support. — Proprement, ce qui supporte ; d'où, nu figuré, appui, VlU, 18.

Suppôt- — Subordonné. Au fifiuré : « un suppôt de Bacchus », lil, 7, (un ivrogne).

Sur. — Cette préposition s'employait avec des verbes qui, aujourd'hui, exigeraient soit ù :

« L'honneur en reviendrait sur lui », XI, 5 ; — « Présider snr les honneurs », Baucis, p. 494, V. 125; — soit contre : « Le tocsin sonne sur lui », XI, 1 ;

— soit de : « Que dirait ce dernier sur ces exemples-ci? »

(!•') Discours à SajbZ/è/e,p 882 ;

— soit d'après :« Qu'aucun être ait été composé sur le vôtre », IX, 12.

Sur servait à exprimer le superlatif : « Joli sur tous leurs compagnons », V, 18: — « Sur tous aimable », ibid . ;

— « Sur tout autre », (plus que tout autre), 'VIÏ, 12 ; — « Qua-t-il sur nous ? », à Huel, p. 449, v. 61, {de plus que nous). — Dans la phrase :

« Sur tous les animaux... j'ai le don de penser », (1"") Disc, à Sablière, p. 379. sur n'exprime plus le superlatif, mais l'exclusion : Seul, entre tous les animaux, etc.

Tantôt. — Bientôt. Amour mouillé, p. 40, v. 13 : « Je te ^ dirai tantôt * ; — < Voici

LEXIQUE

tantôt mille ans », III, 15. — Il a aussi le sens de : peu auparavant. Psyché, p. 260.

Tant que. — « Tant qn'W vit sous le lai.x mourir son camarade », VI. 16, = tellement, si bien que. Cf.. l.X, Il et X, 1.

Tempérament. — La cornplexion phy.sique du corps :

«: Leur esprit en cela suit leur tempérament », Xll. 17. — Mais dans : « Rien ne change un tempérament », Vllt, 16, et dans : ^ Tourmenté par son tempérament », {Florentin, p. 439, V. 50), il s'agit de la complexion morale, du caractère. — C'est encore en ce sens qu'il faut, croyons-nous, prendre le mot dans le (2"i Disc, à Sablière,p. 434, v. 78 : « L'effet bon ou mauvais de mon tempérament ».

Tiers. - Employé comme adjectif, Paysan, p. 37, v. 38 :

« Au tiers il dit ». — (Gf le tiers-état.)

Tissu. — Participe de titre (pour tistre, du lat. iexere) :

« Autre toile tissue », III, 8 ; — « Je l'ai tissu », X, 6. (Un n'emploie plus guère aujourd'hui que ^tsser, tiré de titre par changement de conjugaison.)

Treuve. — Forme ancienne et régulière de celles des personnes de trouver, qui, dans le latin <ro/)o, avaient l'accent sur Iro : « je la treuve », IX, 4.

(trôho] \ « ce que le conseil trente y. H, 20,{lrôbat), cf.lll, 7 ; « ils Irenvent », V, 2 {trôhanh. '

Vas (JeK — Vie d'Ésope, p. 8i. et Fables, I, 10. C'est une forme analogique, due à l'influence de tu vas.

Vassal Féodalité). — Celui qui relevait d'un seigneur, à cause d'un fief, VI, li et Vil, 7. — Ironiquement : « Le vassal en sa panse », Paysan, p. 3>J, V. 57.

Vilain. — Paysan (lat. villanum ), II, 12.

Voire. — Vraiment (lat.

vera) Mais dans la phrase :

« Voire chapitres de chanoines », II, 2, ce mot équivaut à même .

Volatille. - Volaille, (lat.

volntiliat, Baucis, p 493,v.y(.).

— ("Volatile, que nous lisons à plusieurs endroits dans les Fables, par ex. I.X.. 2, est soit un lapsus pour volatille, soit plutôt Tadjectif pris subslanliveraent.)

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