l'our ces rimes, "V. Vcrsilication
LHRE PRLMUili. FABLE XIV 113
Fable XIV. — Simonide préservé par les dieux *.
On ne peut trop louer trois sortes de personnes : Les dieux, sa maîtresse, et son roi.
Malherbe * le disait; j'y souscris, quant à moi : Ce sont maximes toujours bonnes.
La louange chatouille et gag-ne les esprits;
Voyons comme ' les dieux l'ont quelquefois payeo.
Simonide * avait entrepris L'éloge d'un athlète ^ ; et la chose essayée, Il trouva son sujet plein de récits tout nus ^. Les parents de l'athlète étaient gens inconnus ; Son père, un bon bourgeois; lui, sans autre mérite ;
Matière infertile et petite.
Le poète d'abord parla de son héros.
Après en avoir dit ce qu'il en pouvait dire, Il se jette à côté, se met sur le propos De Castor et Pollux '' ; ne manque pas d'écrire Quelej'.r exemple était aux lutteurs glorieux; Élève ' leurs combats, spécifiant les lieux Où ces frères s'étaient signalés davantage :
Enfin l'éloge de ces dieux
Faisait les deux tiers de l'ouvrage.
L'athlète avait promis d'en payer un talent ^ :
Mais quand il le vit, le galant ^'^ N'en donna que le tiers, et dit fort franchement Que Castor et Pollux acquittassent le reste. « Faites-vous contenter par ce couple céleste.
Je vous veux traiter " cependant :