‹ Œuvres choisiesChapitre 85 sur 507 · LIVRE PREMIER. FABLE XX · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. FABLE XX

Que les parents sont malheureux, qu'il faille Toujours veiller à semblable canaille !

Qu'ils ont de maux ! et que je plains leur sort ! » Ayant tout dit, il mit l'enTant à bord.

Je blâme ici plus de gens qu'on ne pense. Tout babillard, tout censeur, tout pédant Se peut connaître * au discours que j'avance. Chacun des trois fait un peuple fort grand : Le Créateur en a béni l'eng-eance ".

En toute affaire ils ne font que songer

Aux moyens d'exercer leur langue.

Hé ! mon ami, tire-moi de danger ;

Tu f^ras après ta harangue. ,Q^L'\JLkL^

Fable |XX.^^^-Le coq et la perle ».

Un jour un coq détourna *

Une perle, qu'il donna

Au beau '■' premier lapidaire.

« Je la crois fine, dit-il ; Mais le moindre grain de mil Serait bien mieux mon affaire. »

O-.^t^'lZ^

Un ignorant hérita

D'un manuscrit qu'il porta

Chez son voisin le libraire.

« Je crois, dit-il, qu'il est bon ; Mais le moindre ducalon ° Serait bien mieux mon affaire. ' »

l.Connaf/re.Lex— A». Lex.,A. 5. Seau. Lex.

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