Le fasse. Grammaire jonctif
fi. Cf. A monseigneur le Dauphin, p. 9G. — Lex., de. ^^^
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Jai passé plus avant : les arbres et les plantes Sont devenus chez moi créatures parlantes. Qui ne prendrait ceci pour un enchantement * ?
« Vraiment, me diront nos critiques,
\'ous parlez magnifiquement
De cinq ou six contes d'enfant.
— Censeurs, en voulez-vous qui soient plus authentiques* Kt d'un style plus haut ? En voici : « Les Troyens, Après dix' ans de guerre autour de leurs murailles, Avaient lassé les Grecs, qui, par mille moyens.
Par mille assauts, par cent batailles, N'avaient pu mettre à bout cette fière cité : Quand un cheval de bois, par Minerve inventé,
D'un' rare et nouvel artifice.
Dans ses énormes flancs reçut le sage Ulysse ^, Le vaillant Diomède, Ajax l'impétueux,
Que ce colosse monstrueux Avec leurs escadrons devait porter dans Troie, Livrant à leur fureur ses dieux mêmes en proie ^ : Stratagème inouï qui des fabricateurs
Paya la constance et la peine... »
— C'est assez, me dira quelqu'un de nos auteurs : La période est longue, il faut reprendre haleine ;
Et puis votre cheval de bois.
Vos héros avec leurs phalanges,
Ce sont des contes plus étranges
Qu'un renard qui cajole un corbeau sur sa voix :
De plus, il vous sied mal d'écrire en si haut style.
— Eh bien ! baissons d'un ton. « La jalouse Amarylle Songeait à son Alcippe, et croyait de ses soins '^ N'avoir que ses moutons et son chien pour témoins. Tircis, qui l'aperçut, se glisse entre des saules :
11 entend la bergère adressant ces paroles ' Au doux Zéphire, et le priant
t.Unenchanlemcnt.ljniiorlUègc. 5. En proie pouvait s'employer
2. Plus authentiques. Non pas absolument : « Tout ce que lareplus vrais, mais plus relevés, re- ligion a de plus saint a été en vêtus d'une autorité plus haute. proie » (Bossuet).
ô. D'un. Lgx., de. C,. S<)in.<;. Lex.
4. Ulysse. Ulysse est le héros de 7. Saules, paroles. Rimes nég-li-
VOdys.ièe ; Diomède et Ajax sont gées ; on va en trouver d'autres
des chefs grecs. (V. Versification, rimes.)
LIVRF II. FABI.E II 127
De les porter à son amant... »
— Je vous arrête à cette rime.
Dira mon censeur à l'instant:
Je ne la tiens pas légitime.
Ni d'une assez g-rande vertu :
Remettez, pour le mieux, ces deux vers à la fonle.
— Maudit censeur I te tairas-tu Ne saurais-je achever mon conte ?
C'est un dessein très dangereux Que d'entreprendre de te plaire. »
Les délicats sont malheureux :
Rien ne saurait les satisfaire ^ oUcS^ ^
Fable II. j- Conseil tenu par les rats 2, ""^^^Vo-^ \ y .r^doVV^^wi'v de s<vivuo
Un chat nommé Rodilardus ', ^ »X^^>r\ ^dJi^^^^^^ Faisait des rats t^pllp rjpr'nnfîfiirp *^'
Que l'on n'en voyait presque plus, Tant il en avait mis dedans ^ la sépulture. Le peu qu'il en restait, n'osant quitter son trou, Ne trouvait à mang-er que le quart de son sou * ; -, ( ■* ;/ Et Rodilard passait, chez la g^ent'^'misérable//' '^V'^^*^^
Non pour un chat, mais pour un diable.
GFïïn joujT qu au haut ** et au loin "
Le g-alant ^ alla chercher femme, Pendant tout le sabbat qu'il fit avec sa dame, Le demeurant des rats tint chapitre *" en un coin i .
Sur la nécessité présente. v^os\ Qji^.\(y\ '^^vû^^vW^' Dès l'abord 'S leur doyen-Tpersônne fort prudente. Opina qu'il fallait, et plus tôt que plus tard, Attacher un grelot au cou de Rodilard ; (f'^<-^A>."cn /
1. Ainsi La Fontaine pourrait 5- Dedans. Lex. ^ ùotV-Û.écrire tout camme un autre des 6. Sou. Soâl. Lex. TÊAJL-'WA.'Tr^ <^ églogucsoudesépopées.Maisilne 7. Gen<. Lex. CKjVToUu^ ^ contenterait pas davantage « ceux „ ... ,7-^ .p^ ,. ... • '-«-"v*rO ^ cjui ont le goût difficile «. Il s'en ^ ),'^'; ^'l^'f^^^^'^"' ^"'''"•'- ^Çr<^oJ^ tiendra donc à son genre prétéré. ^- ^j^'^'^'î^f- A-""^- ri^^i
2. Absteiuius, 195. — Faërne, 47. 10. Le demeurant des rats tiiK^ -*-<A^
3. Rodilardus. Ronge-lard ; (c'est chapitre. Le reste des rats tint une ^UÀ.iy\ plutôt un nom de rat), réunion.