VI PREFACE
plus d'une bouche austère. Par insouciance, ou peut-être par une modestie exagérée, notre La Bruyère helTétique n*aTait jamais songé à former de ces matériaux épars un tout, qu'il présumait devoir être accueilli ayec indifférence.
Mais ses amis en ont jugé autrement (et le public en jugera comme eux, sans doute); en conséquence Petit-Senn s'est vu contraint de leur abandonner ses œuTres, ayec autorisation d'agir à cet égard c(»mne bon leur semblerait.
C3iargé de revoir ces i^oductions pour les dasser par analogies, eA. retrancher edks qui n'ofiraient qu'un intérêt par trop restreint de circonstance ou de localité, je me suis bien gardé, pourtant, de rejeter ces études de mœurs genevoises qui reproduisent parf<HS, d'une
«oûiière bI coimque 4t- «i 'vcdé , le côté plaisant de noire phyBkmoniie politique ^ de notre 'caractère naûoniail. 'Niil »c m'aurait pardonité d*atoî»' passé laplume «tir des morceaux; tek >qiie ia >Grimfiion
La MiUdadé,' cè éharin^^ ba^a^ dont la. fimîèKeiédition fut si ^te épuisée , et qui ne fera , il &ut Tespërer > pas plus de mauyais miliciens que le poème de Berchoux n*a Êdt de ventrus, vient d'être revue et corrigée soigneusement par Fauteur.
Quoique le monde ne finisse pas aux portes de la Rome protestante , ce qui est heureux pour les poètes surtout, le désir le plus cher de Petit-Senn, et qui ne peut manquer d'être rempli fecilement , c'est de plaire aux citoyens de sa
ville natale ; de cette Genève qu'on aime toujours alors même qu'on là gronde; de cette Genève qui laisse au cœur de ses fils dans l'exil des souvenirs si doux, des regrets si amers ; de cette Genève » enfin» où. l'on est si heureux de vivre, ou an moins de mourir.
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