‹ Œuvres choisies;Chapitre 119 sur 194 · LA KEÏNE DU BAL · texte numérisé non relu

LA KEÏNE DU BAL

Du bal dis-nous quelle est la reine, O toi le plus fin connaisseur, Toi dont le regard se promène Au bal sans y laisser ton cœur !

Etre reine

Un jour, Souveraine

D'amour!

Est-ce, là-bas?... vois cette blonde, Ces bras si beaux, ce teint charmant Un air d'enfant et du grand monde :

C'est bien la rose à son moment.

Etre reine

Un jour, Souveraine

D'amour!

Ou, là, cette autre, plus légère, Plus sémillante qu'un oiseau ; Un air de fée et de bergère :

Ou bien ce lis au bord de l'eau?

LÉGENDES ET VIEUX REFRAINS

Etre reine

Un jour, Souveraine

D'amour!

Ce lis penché, rêveur et tendre, Aussi pur que le pur matin, Mais qui demande et croit entendre Un chant d'amour toujours lointain?

Etre reine

Un jour.

Souveraine

D'amour!

Ou bien encor cette autre belle A l'œil de feu, prompt et jaloux?

Ou bien, sous l'étoile immortelle, Ce front qui brille pur et doux.

Etre reine

Un jour, Souveraine

D'amour!

Dis-tu peut-être : — « La plus belle, » Vous n'avez su la deviner, » Mais qui mieux aime, voilà celle » Que nous devons tous couronner ? »

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