‹ Œuvres choisies;Chapitre 137 sur 194 · LIVRE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE VIII

JEUNES FILLES

Le Livre de jeunesse, dans les Chansons lointaines, n'a de commun qu'une ressemblance de titre avec cette série de chansons, toutes consacrées à esquisser le profil de quelque figure jeune et fi-aîche. Plusieurs de ces silhouettes datent, non des premières, mais des dernières années d'Olivier. Néanmoins les vers qui servaient de prologue à ce Livre de jeunesse pourraient tout aussi bien s'appliquer ici :

L'homme est étrange en sa faiblesse, Toujours changeant, capricieux.

Toujours tourné vers d'autres cieux, Vers d'autres bords, sans trouver mieux, Toujours regrettant ce qu'il laisse.

Quand il est jeune, il se croit vieux, Et lorsque l'âge enfin le presse, Il a toujours devant les yeux Les vieux songes de sa jeunesse.

On trouvera une idée assez semblable, exprimée sous une autre forme, dans les vers qui ouvrent la série qu'on va lire, et qui formaient le prologue de quelques morceaux groupés dans les Chansons lointaines sous le titre de Chansons du prinps.

(Les éditeurs.)

Page 1