A MA NIÈCE ANNA
L'Esprit de Dieu, quand tout nous lasse, Leur donne un éclat immortel.
Alors, tu le vois bien, mon frère.
Ce bleu, là-haut, pur et profond; Pendant que moi, vers la rivière.
Ma ligne en main, je me morfonds.
Au lieu de poisson, je rapporte, Avec l'écume du torrent.
Quelques débris de feuille morte.
Péchés au milieu du courant.
Puis je reviens, par la prairie, Le panier vide, à petits pas.
Sans même voir qu'elle est fleurie : Vieux pêcheur qui ne chante pas.
Mais bientôt le soir nous rassemble Autour du fraternel banquet ; Et là, nous admirons ensemble Tes vers et ton charmant bouquet.