A ISABELLE A
Adieu! ce triste mot nous a fait tressaillir.
Vous partez ! Désormais nous n'irons plus cueillir
Les fleurs écloses dans la plaine ; Ni sur un pan de mur qu'embrasse un lierre frais, Nous asseoir, et parler longtemps de nos secrets,
Dont j'ai l'âme encor toute pleine.
Je vous aurais tout dit : regrets, vagues désirs. Tristesses, gaîté folle et fugitifs plaisirs. Projets souvent remplis d'audace.