‹ Œuvres choisies (volume 2)Chapitre 29 sur 68 · Instruction générale et gratuite du peuple · texte numérisé non relu

Instruction générale et gratuite du peuple

Le prolétariat allemand, les petits-bourgeois et les petits cultivateurs ont intérêt à travailler de toute leur énergie à la réalisation des réformes ci-dessus énumérées. Seule cette réalisation peut permettre aux millions d'Allemands exploités jusqu'ici par quelques individus, et que l'on essaiera de maintenir sous cette oppression, d'obtenir justice et de conquérir la puissance qui leur revient comme producteurs de toute richesse.

Le Comité : Karl Marx, Karl Sehappcr, H. Bauer, F. Engels, J. Moll, W. Woljf

Engels cite les clauses essentielles des Revendications. (N.R.)

A Paris sévissait alors la manie des légions révolutionnaires. Italiens, Espagnols, Belges, Hollandais, Polonais, Allemands, se groupaient en bandes pour délivrer leurs patries respectives. La légion allemande avait à sa tête Herwegh, Bornstedt, Bornstein. Comme tous les ouvriers étrangers se trouvaient, au lendemain de la révolution, non seulement sans travail, mais encore en butte aux tracasseries du public, ces légions avaient beaucoup de succès. Le nouveau gouvernement y vit le moyen de se débarrasser des ouvriers étrangers ; il leur accorda donc l'étape du soldat1 jusqu'à la frontière, avec 0 fr. 50 d'indemnité de route par jour ; mais, quand ils arrivaient à la frontière, le toujours larmoyant ministre des Affaires étrangères, le beau parleur Lamartine, trouvait bien l'occasion de les trahir et de les livrer à leurs gouvernements respectifs.

Nous prîmes parti, de la façon la plus nette, contre cet enfantillage révolutionnaire. Importer au beau milieu de l'effervescence allemande du moment une invasion qui devait y introduire de vive force, et en partant de l'étranger, la révolution, c'était donner un croc-en-jambes à la révolution en Allemagne même, consolider les gouvernements, et — Lamartine en était le sûr garant — livrer sans défense les légionnaires aux troupes allemandes. Et quand la révolution fut ensuite victorieuse à Berlin et à Vienne, la légion fut plus inutile que jamais ; mais on avait commencé, et le jeu continua.

Nous fondâmes un club communiste allemand, où nous don* nions aux ouvriers le conseil de rester à l'écart de la légion, mais de rentrer isolément en Allemagne et d'y faire de la propagande en faveur du mouvement. Notre vieil ami Flocon, qui faisait partie du gouvernement provisoire, fit accorder aux ouvriers que nous expédiions les mêmes avantages de voyage qu'aux légionnaires. Nous fîmes ainsi rentrer en Allemagne trois à quatre cents ouvriers, en grande majorité membres de la Ligue.

Comme il était facile de le prévoir, la Ligue, une fois que les masses populaires se furent mises en mouvement, s'avéra bien trop faible comme levier. Les trois quarts de ses membres, qui jusque-là résidaient à l'étranger, avaient, par leur retour dans la patrie, changé de résidence ; par là même, la plupart des

1 En français dans le texte. (N.R.)

communes auxquelles ils appartenaient se trouvaient dissoutes et perdaient toute liaison avec la Ligue. Certains des membres les plus ambitieux de la Ligue ne cherchèrent d'ailleurs pas à rétablir cette liaison, mais se mirent à fomenter, à leur propre compte, un petit mouvement séparé dans sa localité. Enfin, dans chaque petit Etat secondaire, dans chaque province, dans chaque ville, la situation était en outre tellement différente que la Ligue se fût trouvée dans l'impossibilité de donner autre chose que des directives générales, qu'il valait du reste beaucoup mieux répandre par la voie de la presse. Bref à l'instant même où cessaient les causes qui avaient rendu nécessaire la Ligue secrète, celle-ci cessait d'avoir une signification comme telle. Ceux qui devaient en être le moins surpris, c'étaient les hommes qui venaient d'enlever à cette Ligue secrète la dernière apparence d'allure de conspiration.

Mais il fut en même temps prouvé que la Ligue avait été une excellente école d'action révolutionnaire. Sur les bords du Rhin, où la Neue Rheinische Zeitung constituait un point de ralliement solide, dans le Nassau, dans la Hesse rhénane, etc., le mouvement démocratique extrémiste était partout dirigé par des membres de la Ligue. De même à Hambourg. Dans l'Allemagne du Sud, la prépondérance de la petite bourgeoisie démocratique barrait la route. A Breslau, Wilhelm Wolff déploya jusqu'en été 1848 une activité très fructueuse; il fut élu par la Silésie représentant suppléant au Parlement de Francfort. A Berlin, enfin, le typographe Stephan Born, qui avait travaillé à Bruxelles et à Paris comme membre actif de la Ligue, fonda une « Association fraternelle des travailleurs » qui prit une assez grande extension et exista jusqu'en 1850. Born, jeune homme de très grand talent, mais trop pressé de se muer en sommité politique, « fraternisa » avec le tiers et le quart, uniquement pour constituer un groupe ; ce n'était nullement l'homme capable de mettre de l'unité dans les tendances opposées, ni de la clarté dans le chaos. C'est pourquoi, dans les communications officielles de cette association, s'entremêlent en un fouillis inextricable les idées exposées dans le Manifeste communiste, des réminiscences et des vœux datant des vieilles corporations, des déchets de Louis Blanc et de Proudhon, des doctrines protectionnistes, etc., bref, on voulait être la mouche du coche. On organisa surtout des grèves, des groupements professionnels, des coopératives de production, oubliant

qu'il s'agissait avant tout de conquérir d'abord, par des victoires politiques, le terrain où tout cela pouvait être réalisé à la longue. Et le jour où les victoires de la réaction firent comprendre aux dirigeants de l'Association fraternelle la nécessité d'intervenir directement dans la lutte révolutionnaire, ils furent naturellement lâchés par la masse confuse qu'ils avaient groupée autour d'eux. Born prit part à l'insurrection de Dresde en mai 1849 et eut la chance de pouvoir s'échapper. Quant à l'Association fraternelle des travailleurs, elle s'était, en face du grand mouvement politique du prolétariat, avérée une fédération purement séparatiste qui n'existait guère que sur le papier et joua un rôle si effacé que la réaction ne jugea nécessaire de la supprimer elle-même qu'en 1850 et ses sections seulement quelques années plus tard. Born, qui s'appelle en réalité Buttermilch, ne devint pas une sommité politique, mais un petit professeur suisse qui, au lieu de réaliser Marx dans les corporations, traduit le doux Renan en son propre allemand à l'eau-de-rose.

Le 13 juin 1849, à Paris, la défaite des insurrections allemandes de mai, la répression de la révolution hongroise par les Russes, marquèrent la fin d'une grande période de la révolution de 1848. Mais la victoire de la réaction n'était encore rien moins que définitive. Une réorganisation des forces révolutionnaires dispersées s'imposait, et par suite celle de la Ligue. Mais tout comme avant 1848, les circonstances interdisaient toute organisation publique du prolétariat ; il fallait donc de nouveau recourir à l'organisation secrète.

A l'automne 1849, la plupart des membres des anciens comités centraux et des congrès se retrouvèrent à Londres. Il ne manquait plus que Schapper qui était détenu à Wiesbaden, mais nous rejoignit également au printemps 1850 après son acquittement, et Moll qui, après avoir, dans une série de voyages des plus dangereux, rempli des missions et fait de l'agitation, — dans les derniers temps il avait recruté, dans les rangs de l'armée prussienne, des canonniers montés pour l'artillerie du Palatinat1, — entra, à Besançon, dans la compagnie ouvrière du corps de Willich et fut tué d'une balle dans la tête au combat de la Murg, devant le pont de Rotenfels. Par contre, Willich en-

1 II s'agit de l'artillerie de l'armée révolutionnaire en lutte contre les troupes gouvernementales prussiennes pendant l'insurrection de Bade-Palatinat (mai-juin 1849). (N.R.)

38i FRIEDRICH ENGELS

tra en action. Willich était un de ces communistes sentimentaux, si nombreux, depuis 1845, dans l'Allemagne occidentale, et pour cela même en opposition instinctive et secrète avec notre tendance critique. Mais il était davantage encore : c'était un prophète dans toute la force du terme, convaincu qu'il avait la mission personnelle d'être le libérateur prédestiné du prolétariat allemand, et à ce titre il aspirait à la dictature politique non moins qu'à la dictature militaire. A côté du communisme de l'Eglise primitive prêché par Weitling s'instituait de la sorte une espèce d'Islam communiste. La propagande en faveur de cette religion nouvelle resta cependant, dans les débuts, limitée à la caserne de réfugiés commandée par Willich.

La Ligue fut donc réorganisée. Nous publiâmes l'Adresse de mars 1850, et Heinrich Bauer fut envoyé en Allemagne en qualité d'émissaire. Cette adresse, rédigée par Marx et par moi, présente encore aujourd'hui de l'intérêt, parce que la démocratie petite-bourgeoise reste toujours le parti qui, au prochain bouleversement européen dont l'échéance ne saurait tarder à cette heure (les échéances des révolutions européennes s'espacent de 15 à 18 ans ; par exemple 1815, 1830, 1848-1852, 1870) occupera tout d'abord, sans réserve aucune, le pouvoir, pour ne pas laisser tomber la société aux mains des ouvriers communistes. Sur plus d'un point, ce que nous disions alors vaut donc encore aujourd'hui. La mission de Heinrich Bauer fut couronnée d'un succès complet. Le joyeux petit cordonnier était un diplomate né. Il fit rentrer dans l'organisation active les anciens membres de la Ligue, dont les uns avaient l'air de sommeiller, et dont les autres opéraient à leur propre compte ; et notamment les chefs actuels de l'Association fraternelle des travailleurs. Bien plus qu'avant 1848, la Ligue se mit à jouer le rôle prépondérant dans les groupements ouvriers et paysans et dans les sociétés de gymnastique ; si bien que l'adresse trimestrielle suivante aux communes, en juin 1850, put déjà constater que l'étudiant Schurz, de Bonn (plus tard ex-ministre américain), qui parcourait l'Allemagne au profit de la démocratie petite-bourgeoise, « avait déjà trouvé entre les mains de la Ligue toutes les forces utilisables ». La Ligue était incontestablement la seule organisation révolutionnaire qui eût de l'importance en Allemagne. A quoi cette organisation devait-elle servir ? Cela dépendait surtout des chances que présentait un nouvel essor de la

révolution. Or, dans le courant de Tannée 1850, cela devenait de plus en plus improbable, voire de plus en plus impossible. La crise industrielle de 1847, qui avait préparé la révolution de 1848, était passée ; une nouvelle période de prospérité industrielle inouïe s'était ouverte ; et quiconque avait des yeux pour voir, et s'en servait, s'apercevait forcément que la bourrasque révolutionnaire de 1848 s'apaisait peu à peu.

« Etant donné cette prospérité générale dans laquelle les forces productives de la société bourgeoise se développent aussi abondamment que le permettent les conditions bourgeoises, on ne saurait parler de véritable révolution. Une telle révolution n'est possible que dans les périodes où ces deux facteurs, les forces productives modernes et les formes de production bourgeoises entrent en conflit les uns avec les autres. Les différentes querelles auxquelles s'adonnent aujourd'hui les représentants des diverses fractions du parti de l'ordre continental et où elles se compromettent réciproquement, bien loin de fournir l'occasion de nouvelles révolutions, ne sont, au contraire, possibles que parce que la base des rapports est momentanément si sûre, et, ce que sa réaction ne sait pas, si bourgeoise. Toutes les tentatives de réaction pour arrêter le développement bourgeois s'y briseront aussi fortement que toute l'indignation morale et toutes les proclamations enthousiastes des démocrates. » Voila ce que nous écrivions, Marx et moi, sous la rubrique « Revue de mai à octobre 1850», dans la Neue Rheinische Zeitung, fascicules V et VI, Hambourg, 1850, p. 1531.

Mais cette froide appréciation de la situation était considérée par beaucoup de gens comme une hérésie à une époque où Ledru-Rollin, Louis Blanc, Mazzini, Kossuth, et, parmi les lumières allemandes de second ordre, Ruge, Kinkel, Goegg et tutti quanti, constituaient en masse à Londres de futurs gouvernements provisoires, non seulement pour leurs patries respectives, mais encore pour toute l'Europe, et où il ne restait plus qu'à réunir, au moyen d'un emprunt révolutionnaire émis en Amérique, l'argent nécessaire pour réaliser en un clin d'œil la révolution européenne, ainsi que les différentes républiques qui devaient en être la conséquence naturelle. Qu'un homme tel que Willich se soit laissé duper ; que Schapper lui-même, en raison

1 Voir pp. 234-235 du premier volume de la présente édition. (N.R.) 25—3562

de ses vieilles aspirations révolutionnaires, ait donné dans le panneau ; que la plupart des ouvriers de Londres, en majorité des réfugiés, les ait suivis dans le camp des démocrates bourgeois, faiseurs de révolution, qui pourrait s'en étonner ? Bref, la réserve que nous préconisions n'était pas du goût de ces gens ; il fallait essayer de déclencher des révolutions ; nous nous y refusâmes de la façon la plus absolue. La scission se produisit, comme on le verra dans les Révélations. Puis il y eut l'arrestation d'abord de Nothjung, puis de Haupt, à Hambourg. Ce dernier trahit, révéla les noms des membres du Comité central de Cologne et devait servir de témoin principal dans le procès. Mais les membres de sa famille ne voulurent pas subir pareille honte ; ils l'expédièrent à Rio de Janeiro où il s'établit plus tard comme commerçant et fut, en reconnaissance de ses services, nommé consul général, de Prusse d'abord, d'Allemagne ensuite. En ce moment il est de retour en Europe1.

Pour faciliter l'intelligence de ce qui va suivre, je donne ciaprès la liste des accusés de Cologne : l.P.G. Rœser, ouvrier cigarier ; 2. Heinrich Burgers, mort comme député progressiste au Landtag ; 3. Peter Nothjung, tailleur, mort il y a quelques années comme photographe à Breslau ; 4. W. J. Reiff ; 5. Dr Hermann Becker, aujourd'hui premier bourgmestre à Cologne et membre de la Chambre des seigneurs ; 6. Dr Roland Daniels, médecin, mort, quelques années après le procès, de phtisie contractée en prison ; 7. Karl Otto, chimiste ; 8. Dr Abraham Jacoby, actuellement médecin à New York ; 9. Dr J.-J. Klein, pour le moment médecin et conseiller municipal à Cologne ; 10. Ferdinand Freiligrath, mais qui déjà résidait à Londres; 11. J.-L. Ehrhard, commis ; 12. Friedrich Lessner, tailleur, actuellement à Londres. — Après que les débats publics eurent duré du 4 octobre au 12 novembre 1852, furent condamnés pour tentative de haute trahison : Rœser, Burgers et Nothjung à 6 ans, Reiff, Otto, Becker à 5, Lessner à 3 ans de forteresse. Daniels, Klein, Jacoby et Ehrhard furent acquités.

1 Schapper mourut à Londres un peu avant 1870. Willich prit part à la guerre de Sécession et s'y distingua. A la bataille de Murfreesboro, dans le Tennessee, il eut, étant général de brigade, la poitrine traversée par une balle, mais en réchappa et mourut en Amérique il y a dix ans environ. Quant aux autres que j'ai cités plus haut, je dirai que Heinrich Bauer a disparu en Australie et que Weitling et Ewerbeck sont morts en Amérique. (Note d'Engels.)

Avec le procès de Cologne se termine cette première période du mouvement ouvrier communiste allemand. Immédiatement après la condamnation, nous procédâmes à la dissolution de notre Ligue, et quelques mois plus tard la fédération séparatiste Willich-Schapper mourait de sa belle mort.

Entre l'époque d'alors et celle d'aujourd'hui, une génération a passé. En ce temps-là, l'Allemagne était un pays d'artisanat et d'industrie à domicile fondée sur le travail manuel ; aujourd'hui, c'est un grand pays industriel encore en état de continuelle transformation. En ce temps-là, il fallait réunir un par un les ouvriers capables de comprendre leur situation d'ouvriers et l'antagonisme historique et économique qui les oppose au capital, parce que cet antagonisme lui-même était encore en voie de formation. Aujourd'hui, il faut placer tout le prolétariat allemand sous des lois d'exception pour ralentir, ne fût-ce que légèrement, l'évolution qui lui donnera la pleine conscience de sa situation de classe opprimée. En ce temps-là, les rares personnes, qui avaient, à force de travail, pénétré jusqu'à la compréhension du rôle historique du prolétariat, devaient se grouper en secret et se réunir en cachette dans de petites communes de 3 à 20 hommes ; aujourd'hui, le prolétariat allemand n'a plus besoin d'organisation officielle ni publique ni secrète ; la liaison simple et naturelle de compagnons appartenant à la même classe sociale et professant les mêmes idées suffit, sans statuts, ni comités directeurs, ni résolutions ou autres formes tangibles, à ébranler tout l'Empire allemand. Bismarck est l'arbitre en Europe, de l'autre côté de nos frontières ; mais à l'intérieur des frontières grandit, plus menaçante chaque jour, la personnalité athlétique du prolétariat allemand, le géant que Marx prévoyait dès 1844, qui se trouve déjà à l'étroit dans le cadre de l'empire fait à la mesure du philistin bourgeois, et qui, dans un avenir prochain, lorsque sa stature puissante et ses larges épaules se seront encore développées, n'aura qu'à se lever de son siège pour faire sauter tout l'édifice de la constitution impériale. Bien plus. Le mouvement international du prolétariat américain et européen est à cette heure devenu tellement puissant que non seulement sa forme première et étroite — la Ligue secrète, — mais, encore

sa seconde forme, infiniment plus vaste — l'Association publique internationale des travailleurs — lui est devenue une entrave, et que le simple sentiment de solidarité, fondé sur l'intelligence d'une même situation de classe, suffit à créer et à maintenir, parmi les travailleurs de tout pays et de toute langue, un seul et même grand parti du prolétariat. Les théories que la Ligue a représentées de 1847 à 1852 et que les bourgeois, dans leur haute sagesse, pouvaient, avec des haussements d'épaules, décrier comme des chimères écloses dans la folle cervelle de quelques extrémistes, ou comme la doctrine secrète de quelques sectaires disséminés un peu partout, ces théories ont à l'heure qu'il est d'innombrables adeptes dans tous les pays civilisés du monde, parmi les parias des mines de Sibérie comme chez les chercheurs d'or de Californie. Et le fondateur de cette doctrine, l'homme le plus haï, le plus calomnié de son temps, Karl Marx, était, au moment de sa mort, le conseiller toujours recherché et toujours prêt du prolétariat des deux mondes.

Londres, le 8 octobre 1885.

Rédigé par Engels à titre de pré- Pour préparer la présente édition,

face à la troisième édition du livre on a utilisé la traduction publiée

de Marx : Révélations sur le pro- dans les Révélations sur le procès

ces des communistes de Cologne, des communistes de Marx, Alfred

paru à Zurich en 1805 Costes, Editeur, Paris 1939 Publié pour la première fois dans le Sozialdemokrat, 1885

Page 1