ACTE I, SCÈNE X
M. MARCEL
Déteste ! mais pour moi, ma tendresse lui reste. Chère tante ! je l’aime, enfin, de tout rnoji cœur.
M. GERMAIN
Boit.
SUZETTE, à M. Germain.
Mon cher oncle.
M. GERMAIN
Allez, suivez votre tuteur,
Et flattez-le toujours comme il flattait sa tante:
Mais vous serez tous deux trompés dans votre attente, Et Charle épousera la fille du voisin.
M. MARCEL
Soit.
M. GERMAIN
Je cours chez Hilaire.
M. MARCEL
Eh! vas-y.
(il sort.)
(il sort aussi.)
Mon cousin !
CHARLES
Suzette !
SUZETTE
Quel malheur !
CHARLES
Oui ; mais, je le répète, Je n’aime et n’aimerai jamais que ma Suzette.
(ils sortent chacun de leur côté.)
LA FAMILLE BRETONNE