ACTE II, SCÈNE I
M. GERMAIN
Deuxmots ? Eh ! qu’as-tu donc à dire?
CHARLES
Àh! bien des choses, Si j’osais vous parler, mon père...
M. GERMAIN
Oui! je suis si terrible!
Bon! tu n’oses ?...
CHARLE s.
Oh! non!
M. GERMAIN
Au fond du cœur.
Je t’aime; je ne veux ici que ton bonheur,
Charle, et tu me craindrais!
CHARLES
Je crains de vous déplaire.
(m. Germain fait un mouvement.)
Daignez doncunmoment m’écouter sans colère.
Vous avez, dès longtemps, je dois en convenir,
Vous et monsieur Hilaire eu dessein de m’unir Avec sa fille.
M. GERMAIN
Oh! oui, depuis longtemps, sans doute; Eh bien! on vous unit.
CHARLES
De grâce...
M. GERMAIN, se contenant à peine.
Allons, j’écoute.
CHARLES
Ce matin même... Hélas! déjà vous l’oubliez,
L’oncle Marcel et vous, bien réconciliés,
Vous souriiez à Charle ainsi qu à sa cousine,
Et vous ne parliez plus alors de la voisine.
; M. GERMAIN
3ui, j’aurais pu changer par égard, par bonté Jour votre oncle... Mais lui, comment m’a-t-il traité? )uand pour lui je manquais à d’anciennes promesses !
iJ nous, encouragés par vos douces caresses,
LA FAMILLE BRETONNE
Suzette et moi, mon père, il semble qu’en ce jour Nous ayons redoublé d’espérance et d’amour!
Et quand nous faisons vœu de constance éternelle, Vous avez, Tonde et vous, eu dispute nouvelle...
M. GERMAIN
Pour la dernière fois j’entends et je prétends...