ACTE II, SCÈNE IV
M. GE H MAIN
Une telle visite est assez naturelle,
Surtout en ce moment; et c’est le moins, je croi,
De voir sa belle-mère et sa future.
MADAME GERMAIN
Eh quoi!
Oui, je viens d’arrêter enfin ce mariage;
Et c’est à notre fils de couronner l’ouvrage.
MADAME GERMAIN
Ah! sans me prévenir! vous êtes bien discret,
Mon cher mari !
M. GERMAIN
Mais non, ce n’est point un secret; Ce projet, dès longtemps, je te l’ai fait connaître.
MADAME GERMAIN
rJ’ai cru que vous aviez changé d’avis.
M. GERMAIN
Peut-être.
En tous cas, cette fois je ne changerai plus:
Et nos arrangements sont arrêtés, conclus:
Toute observation serait fort inutile.
MADAME GERMAIN
Je n’en ferai donc point, mon cher, soyez tranquille; Parfois je me résous à me faire gronder,
Mais c’est quand j’ai l’espoir de vous persuader.
(A part.)
Attendons.
Oui, toujours la meilleure des femmes.