ACTE II, SCÈNE XVII
0 ciel! et je n’ai pu tantôt le prévenir !...
M. HILAIRE
Ce départ est terrible, il faut en convenir.
M. GERMAIN
Qui l’aurait pu prévoir, au milieu d’une fête?...
M. HILAIRE
Hélas! oui; mais avec une pareille tête Peut-on compter sur rien?
M. GERMAIN
Oui, d’abord se piquer,
Et partir sans m’entendre!
M. HILAIRE
On pouvait s’expliquer.
MADAME GERMAIN
Pauvre frère! il a cru qu’on lui tendait un piège.
M. GERMAIN
Un piège!
M. HILAIRE
En quoi, madame? Oui, quel mal lui faisais-je, En mariant mon fils, qui doit avoir du bien,
Avec une orpheline, après tout, qui n’a rien?
On lui faisait grand tort, ainsi qu’à sa pupille!
Ce cher monsieur Marcel, il est fort difficile!
Je vous quitte à regret.
M. GERMAIN
Déjà, mon cher?
M. HILAIRE
Il faut.
Que je sorte un moment; mais je reviens bientôt. Germain, comptez toujours sur messoins, surmonzèle: Le véritable frère; ah! c’est l’ama fidèle.
(il sort en cachant à peine sa joie.)