MADAME DE ROSELLE, M. DE PLINVILLE, ANGÉLIQUE, MADAME DE PLINVILLE
MADAME DE PLINVILLE.
Je l’avais deviné.
Ce bosquet deviendra salon de compagnie.
Et moi, je reste seule : avec moi l’on s’ennuie.
MADAME DE ROSELLE
A la campagne on peut quelquefois se quitter.
MADAME DE PLINVILLE.
Fort bien. Mais vous, monsieur, allez donc visiter Vos ouvriers.
M. DE PLINVILLE.
J’y vais. J’aurais été bien aise rsster: mais, pour peu que cela te déplaise,
Je purs. Puis, j’aime à voir ces pauvres malheureux Travailler en chantant. Je raisonne avec eux.
Et vous les dérangez.
M. DE P LIN VI LLE
Voyez le grand dommage !
Cela les désennuie : ils font assez d’ouvrage.
L’OPTIMISTE
MADAME DE PLINVILLE.
Mais allez donc, enfin.
M. DE PLINVILLE.
Eh ! calme-toi, bon Dieu !
Ce ton-là, tu le sais, m’épouvante fort peu : je cède souvent, va, ce n’est pas, ma chère,
}ue je te craigne; oh non ! c’est que j’aime à te plaire.
MADAME DE ROSELLE
ïh ! nous le savons bien.
(il s’en Ta, se retourne, envoie un baiser à sa femme, sourit à sa nièce et à sa fille, et sort galment. )