‹ [Œuvres choisies]Chapitre 274 sur 558 · MADAME DE ROSELLE, M. DE PLINVILLE, ANGÉLIQUE, MADAME DE PLINVILLE · texte numérisé non relu

MADAME DE ROSELLE, M. DE PLINVILLE, ANGÉLIQUE, MADAME DE PLINVILLE

MADAME DE PLINVILLE.

Je l’avais deviné.

Ce bosquet deviendra salon de compagnie.

Et moi, je reste seule : avec moi l’on s’ennuie.

MADAME DE ROSELLE

A la campagne on peut quelquefois se quitter.

MADAME DE PLINVILLE.

Fort bien. Mais vous, monsieur, allez donc visiter Vos ouvriers.

M. DE PLINVILLE.

J’y vais. J’aurais été bien aise rsster: mais, pour peu que cela te déplaise,

Je purs. Puis, j’aime à voir ces pauvres malheureux Travailler en chantant. Je raisonne avec eux.

Et vous les dérangez.

M. DE P LIN VI LLE

Voyez le grand dommage !

Cela les désennuie : ils font assez d’ouvrage.

L’OPTIMISTE

MADAME DE PLINVILLE.

Mais allez donc, enfin.

M. DE PLINVILLE.

Eh ! calme-toi, bon Dieu !

Ce ton-là, tu le sais, m’épouvante fort peu : je cède souvent, va, ce n’est pas, ma chère,

}ue je te craigne; oh non ! c’est que j’aime à te plaire.

MADAME DE ROSELLE

ïh ! nous le savons bien.

(il s’en Ta, se retourne, envoie un baiser à sa femme, sourit à sa nièce et à sa fille, et sort galment. )

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