‹ [Œuvres choisies]Chapitre 293 sur 558 · M. DEMORINVAL, M. DE PLIN VILLE · texte numérisé non relu

M. DEMORINVAL, M. DE PLIN VILLE

M. DE PLINVILLE.

Enfin vous êtes sûr que vous avez su plaire;

Vous allez, je l’espère, être heureux à présent,

M. DE MORINVAL.

Oui, si l’on pouvait l’être.

M. DE PLINVILLE.

Ah ! le trait est plaisant.

Si l’on pouvait!... comment, vous en doutez encore?

M. DE MORINVAL.

Toujours.

M. DE PLINVILL E.

Mais vous aimez ma fille?

M. DE MORINVAL.

Je l’adore.

Angélique, à son tour, vous aime?

M. DE MORINVAL.

Je le croi.

M. DE PLIN VILLE

Vous allez recevoir et sa main et sa foi :

Que vous faut-il de plus?

M. DE MORINVAL, vivement.

Mais est-on, je vous prie, Heureux précisément parce qu’on se marie?

M. DE PLINVILLE.

Ah! mon ami, l’hymen..,.

M. DE MORINVAL.

L’hymen a ses douceurs, Je le sais ; sur la vie il sème quelques fleurs.

Mais j’en vois les soucis, les ennuis, les alarmes.

M. DE PLINVILLE.

Ehl voyez-en plutôt les plaisirs et les charmes; Voyez ces chers enfants, gages de votre amour...

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