M. DEMORINVAL, M. DE PLIN VILLE
M. DE PLINVILLE.
Enfin vous êtes sûr que vous avez su plaire;
Vous allez, je l’espère, être heureux à présent,
M. DE MORINVAL.
Oui, si l’on pouvait l’être.
M. DE PLINVILLE.
Ah ! le trait est plaisant.
Si l’on pouvait!... comment, vous en doutez encore?
M. DE MORINVAL.
Toujours.
M. DE PLINVILL E.
Mais vous aimez ma fille?
M. DE MORINVAL.
Je l’adore.
Angélique, à son tour, vous aime?
M. DE MORINVAL.
Je le croi.
M. DE PLIN VILLE
Vous allez recevoir et sa main et sa foi :
Que vous faut-il de plus?
M. DE MORINVAL, vivement.
Mais est-on, je vous prie, Heureux précisément parce qu’on se marie?
M. DE PLINVILLE.
Ah! mon ami, l’hymen..,.
M. DE MORINVAL.
L’hymen a ses douceurs, Je le sais ; sur la vie il sème quelques fleurs.
Mais j’en vois les soucis, les ennuis, les alarmes.
M. DE PLINVILLE.
Ehl voyez-en plutôt les plaisirs et les charmes; Voyez ces chers enfants, gages de votre amour...