‹ [Œuvres choisies]Chapitre 367 sur 558 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

M. DE FLORVILLE, seul.

Je suis content de ce court entretien ;

De ma jeune future il dit beaucoup de bien. Rarement un valet dit du bien de son maître : Celui-ci pour Florville est loin de me connaître. Sachons adroitement cacher notre secret.

D'avoir pris ce parti je n’ai point de regret. Jusqu’ici mon hymen s’était traité par lettre,

Et si j’avais voulu jusqu’au bout le permettre, Une dernière lettre eût servi de mandat,

Dont le porteur quelconque eût signé le contrat. Moi je veux, quelques jours avant la signature, Observer mon beau-père, et voir si ma future A du sens, de l’esprit, des vertus, des appas,

Me convient, en un mot, ou ne me convient pas. Qn’on trouve mon projet raisonnable ou bizarre, N’importe : si je suis content, je me déclare :

LES CHATEAUX EN ESPAGNE

Si je ne le suis point, je demeure inconnu,

Et je repars bientôt comme je suis venu.

Trop heureux, en manquant un mauvais mariage, D‘en être quitte encor pour les frais du vovage !

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