SCÈNE IV
LES PRÉCÉDENTS, M. D’ORFEUIL.
M. d’oRFEUIL, de loin
Messieurs, vous paraissez en bonne intelligence.
Les voyageurs entre eux font bientôt connaissance.
M. D’ORLANGE.
C’est ce que je disais.
M. DE FLORVILLE
Et surtout on la fait
Si vite avec monsieur !
m. d’orfeuil.
Oui, d’abord, en effet
J’ai vu que nos humeurs étaient bien assorties. m. d’orlange.
Monsieur...
M. d’orfeuil.
Ah ! c’est qu’il est d’heureuses sympathies. Hein?., qu’en dis-tu, ma fille?
maeemoiselle d’orfeuil.
Oui, sans doute, il en est.
Mon père, je le sens...
LES CHATEAUX EN ESPAGNE
M. ü’ORFEUIL.
Ta franchise me plaît.
M. DE FLORVILLE, à part.
Je joue ici vraiment un joli personnage.
m. d’orfeuil.
Avez-vous vu, messieurs, mon petit apanage?
M. DE FLORVILLE
Oui, ce matin, partout je me suis promené.
m. d’orfeuil.
Il faut que je vous montre, avant le déjeuné,
Des oiseaux, des faisans que j’aime à la folie.
M» D’ORLANGE.
Monsieur sera charmé de la faisanderie.
m. d’orfeuil.
Bon î vous l’avez vue ?
m. d’orlange.
Oui, j’en sors.
M. D’ORFEUIL, à part.
Il l’entend bien.
Il veut avec sa femme avoir un entretien.
(Haut . )
En ee cas, vous allez rester avec ma fille.
(A Florville.)
Vous, monsieur, venez voir ma petite famille.
MADEMOISELLE D’ORFEUIL, à d’Orlange.
Monsieur la reverrait peut-être avec plaisir.
m d’orlange.
Oh ! mon dieu, point du tout ; je l’ai vue à loisir.
MADEMOISELLE D’ORFEUIL.
Mais ne vous gênez point ; car vous craignez la gêne. m. d’orlange.
Eh î non, depuis une heure, au moins, je me promène.
M. D’ORFEUIL, à d’Orlange.
Vous êtes las : d’ailleurs, nous reviendrons bientôt.
Ne vous pressez point trop : voyez tout comme il faut.
M. DE FLORVILLE
Mais... cette promenade, on pourrait la remettre.