ACTE V, SCÈNE II
Savez- vous bien, monsieur, qu’en gardant l’anonyme, De son propre artifice on est souvent victime ? m. d’orlange.
Oui, le gendre, en effet, pouvait vous échapper ?
Mais, monsieur, il n’est pas aisé de vous tromper. m. d’orfeuil.
J’en conviens... A propos, parlons de mariage,
L’objet de vos désirs et de votre voyage.
Pour une telle fête on viendrait de plus loin.
J’ai dépêché Victor pour cela : j’ai besoin De son retour.
m. d’orfeuil.
J’entends.
m. d’orlange.
Tenez, je suis sincère;
Je sens que l’étranger nous était nécessaire,
Et j’ai regret de voir qu’il se soit en allé.
m. d’orfeuil.
J’en suis fâché : mais quoi ! je m’en suis consolé.
M. d’orlange.
Ce monsieur gagnerait à se faire connaître.
m. d’orfeuil.
Je ne sais.
m. d’orlange.
En ces lieux il reviendra peut-être.
m. d’orfeuil.
J’ai fait de vains efforts pour obtenir ce point.
M. d’orlange.
Je serais très-fâché, s’il ne revenait point.
m. d’orfeuil.
Parlons de vous, Florville : allons, plus de d’Orlange.
Si Florville est heureux, je ne perds point au change, m. d’orfeuil.
Ni ma fille non plus ; justement, la voici.
LES CHATEAUX EN ESPAGNE