LE MAGISTER
Lô village, en criant, vient dé gagner un rhume.
SAINT-BRICE
Qu’à mes pieds la Gascogne tombe.
Mon père me cède, il rougit.
Que je meure, et que sur ma tombe.
Il grave lui-même : « Gi-gît « Mon fils, mon maître en l'art suprême,
« Où d’exceller nous nous piquons ;
« Qui me battit enfin moi-même,
« Moi qui battais tous les Gascons. »
MADEMOISELLE DE CRAC, à Francheval.
tTadmire uné tellé victoire ;
Mais né va point la disputer.
Né mé fais jamais rien accroire;
Né viens pas même mé flatter.
* On peut chanter ce* complets *'-j l’air dn Vêtit Matelot.
MONSIEUR DE CRAC
Que l'amant parfois esagère,
CXest assez l’usage, dit-on :
Mais avec moi, du moins, j’espère, L’époux né séra point Gascon,
FRANOHEVAL.
Né crains pas dé moi pareil piège.
J’en tirerais peu dé profit.
A quel propos té flatterais-je,
Puisqué la vérité suffit?
Non, non, jé né suis point l’esclave D un vain préjugé, d’un vain nom.
On peut être Gascon ét brave;
On peut être franc ét Gascon.
VERDAG.
O l’invention délectable Qué celle d’un beau carnaval!
Si l’on était toujours à table,
On né férait jamais dé mal.
Moi jé né suis point ridicule :
Peu m’importe l’état, lé nom.
Jé mangérais, sans nul scrupule,
Chez lé Grand-Turc, foi dé Gascon!
JACK, commence à chanter.
Donner déjà du cor en maître...
M. DE CRAC
Eh quoi 1 lépétit Jack sé donne la licence!...
SAINT-BRICE
Ah! c’est le carnaval : un peu de complaisance.
M. DE CRAC, souriant à Jack.
Donner déjà du cor en maître, Verser à boire à mons Verdac¥ Mener encor les dindons paître, Tel est le triple emploi de Jaek :