‹ [Œuvres choisies]Chapitre 46 sur 558 · LE MAGISTER · texte numérisé non relu

LE MAGISTER

Lô village, en criant, vient dé gagner un rhume.

SAINT-BRICE

Qu’à mes pieds la Gascogne tombe.

Mon père me cède, il rougit.

Que je meure, et que sur ma tombe.

Il grave lui-même : « Gi-gît « Mon fils, mon maître en l'art suprême,

« Où d’exceller nous nous piquons ;

« Qui me battit enfin moi-même,

« Moi qui battais tous les Gascons. »

MADEMOISELLE DE CRAC, à Francheval.

tTadmire uné tellé victoire ;

Mais né va point la disputer.

Né mé fais jamais rien accroire;

Né viens pas même mé flatter.

* On peut chanter ce* complets *'-j l’air dn Vêtit Matelot.

MONSIEUR DE CRAC

Que l'amant parfois esagère,

CXest assez l’usage, dit-on :

Mais avec moi, du moins, j’espère, L’époux né séra point Gascon,

FRANOHEVAL.

Né crains pas dé moi pareil piège.

J’en tirerais peu dé profit.

A quel propos té flatterais-je,

Puisqué la vérité suffit?

Non, non, jé né suis point l’esclave D un vain préjugé, d’un vain nom.

On peut être Gascon ét brave;

On peut être franc ét Gascon.

VERDAG.

O l’invention délectable Qué celle d’un beau carnaval!

Si l’on était toujours à table,

On né férait jamais dé mal.

Moi jé né suis point ridicule :

Peu m’importe l’état, lé nom.

Jé mangérais, sans nul scrupule,

Chez lé Grand-Turc, foi dé Gascon!

JACK, commence à chanter.

Donner déjà du cor en maître...

M. DE CRAC

Eh quoi 1 lépétit Jack sé donne la licence!...

SAINT-BRICE

Ah! c’est le carnaval : un peu de complaisance.

M. DE CRAC, souriant à Jack.

Donner déjà du cor en maître, Verser à boire à mons Verdac¥ Mener encor les dindons paître, Tel est le triple emploi de Jaek :

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