SCÈNE I
M. SA INT -FI RMI N, une lettre à la main (On entend, en dehors, de grands éclats de rire.)
Que de bruit ! quels éclats ! pour moi l’ennui me gagne Voilà comme ma sœur s’amuse à la campagne !
Quoi! du matin au soir, railler, se divertir.
Rire aux dépens d’autrui! Quel talent! quel plaisir! Mais ce matin, surtout, la joie est redoublée : Nouveaux préparatifs dans la folle assemblée,
Parce que l’on attend, pour se moquer de lui,
Le fils de mon ami... Cependant, aujourclTiui,
Je me prête moi-meme à ce faux badinage,
Et je prétends y faire aussi mon personnage :
J’ai mes raisons. Ceci peut produire un grand bien:
MALICE POUR MALICE
Puis, s’il en résultait un assez doux lien.
Enlre ce même ami, qu’à jouer on s’apprête,
Simple en effet et bon, mais franc, sensible, honnête, Et la jeune orpheline, ici, tout à la fois,
Haillee et maltraitée?... Aimable enfant!... Je crois Que ces deux jeunes gens, d’avance, se conviennent. Qailss’aimeront... Mais, chut, les voilàtousqui viennent Dissimulons.