‹ [Œuvres choisies]Chapitre 54 sur 558 · ACTE I, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II

Il le faut avouer, je n’ai rien négligé Pour réunir ici l’utile et l’agréable;

Et vous voyez...

CRISPIN

Au fait, avez-vous bonne table ?

M. PÀDRIGE, à Florimond.

Sans vanité, monsieur, je puis dire, entre nous,

Que je n’ai guère ici que des gens tels que vous.

CRISPIN, s’inclinant*

Ah!...

M. PADRIGE.

Des Bretons, surtout. C’est Brest qui m’a vu naître, Et, Dieu merci, Padrige a l’honneur d’y connaître Assez de monde : aussi on s'y fait une loi,

Quand on vient à Paris, de descendre chez moi;

Et c’est du nom de Brest que mon hôtel se nomme.

CRISPIN

Ce bon monsieur Padrige à l’air d’un galant homme.

M PADRIGE.

Monsieur vient donc de Brest ?

FLORIMOND

Oui.

M. PADRIGE.

J’ai, dans ce moment, Une dame qui vient de Brest aussi.

FLORIMOND

Comment?...

Une Anglaise.

M. PADRIGE.

FLORIMOND

Une Anglaise ?

M. FADRIGE.

Oui, monsieur, très-jolie, Pour tout dire, en un mot, une dame accomplie, Femme de qualité, qui voyage par goût,

Veuve depuis trois ans; Lisette m’a dit tout.

CRISPIN

Lisette ! Cette Anglaise a donc une suivante ?

L’INCONSTANT

M. PADRIGE.

]h ! oui; je l’ai donnée à madame...

cri s PI N.

Et charmante,

>ans doute ?

M. PADRIGE.

On ne peut plus.

CRISPIN

Je vois ce qui m’attend Jette Lisette-là va me rendre inconstant.

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