SCÈNE XV
Les précédents, M. SAINT-FIRMIN, GÉLON,
habillé en voyageur étranger : son costume est celui d’un militaire allemand ; mais çet uniforme est couvert d'une ample redingote.
M. SAINT-FIRMIN
Mes enfants, mes amis, j’amène un voyageur Qu’il faut bien recevoir.
FLORIM.EL, bas.
Il est parfait, ma sœur.
MADEMOISELLE DOLBAN.
Parfait.
GÉLON, à M. Saint- Fipmin, avec l’accent allemand.
Ah! vous avez sauvé mes jours.
FLORIMEL.
Qu’entends-je?
M. SAINT-FIRMIN
C’est un événement, en effet, fort étrange, J’allais me promener dans la forêt; j’entend Des coups de pistolets.
MADEMOISELLE DOLBAN.
Ah!
M. SAINT-FIRMIN
Je cours à l’instant,
Et je vois des voleurs, dont une troupe entoure Monsieur, qui se défend avec une bravoure!...
GÉLON
J’en avais tué six, déjà, de ce seul bras :
Ah! s’ils n’avaient été que dix, les scélérats!...
EUSÉBIE
N’êtes-vous point blessé?
J’étais, je vous assure,
Blessé dans quatre endroits; j’ai guéri ma blessure Moi-même, en un clin d’œil.
MADEMOISELLE DOLBAN.
Ah! ah! comment cela?