‹ [Œuvres choisies]Chapitre 78 sur 558 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

LISETTE, PADRIGE.

P AD RI GE, la retenant.

, Ma belle demoiselle,

Ecoutez donc un peu : savez-vous la nouvelle? Grispin est renvoyé.

LISETTE

Bon !

PADRIGE.

Oui, vraiment.

LISETTE

Eh bien!

Voyez si dans la vie on peut compter sur rien!

Le trait est-il piquant?

PADRIGE.

Rassurez-vous de grâce; Grispin saura trouver sans peine une autre place.

LISETTE

Mais moi, je le trouvais fort bien dans celle-ci.

Et savez-vous pourquoi monsieur le chasse ainsi?

L’INCONSTANT

Ma foi, non.

PADRIGE.

LISETTE

. Ce sera pour quelque bagatelle:

Car je répondrais bien que Crispin est fidèle.

Les maîtres, sans mentir, sont étrangement faits! Ils sont pleins de défauts, et nous veulent parfaits.

__ # PADRIGE.

Vous prenez bien à cœur...

LISETTE, avec dépit.

j , . Non, c'est que delà sorte

de n aime pas qu’on mette un laquais à la porte.

11 cherchera longtemps un aussi bon valet.

, . PADRIGE.

Mais, je le crois trouvé ! je connais un sujet Qui vaudra le Crispin.

LISETTE

Allons, je le désire.

T, PADRIGE.

J aperçois Florimond.

LISETTE

. Et moi je me retire.

Car je suis en colère, et je m’emporterais.

(Elle sort.)

PADRIGE, seul.

Adieu donc. Ce Crispin lui cause des regrets : Mais bon ! son successeur consolera la belle.

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