CI. i':oN
.le pense comme vous, La pareille m'exeède, el ces liens, ces diaines De gens dont on parla,a;e ou les torts ou les peines, Tout cela préjugés, niisèr.'s du vieux temps; C'est pour le peuple enfin que sont faits les parents. Vous av. z de l'esprit, et votre fille est sotte. Vous avez pour surcroît un frère qui radote. Eh bien! c'est leur affaire après tout : selon moi, Tous ces noms ne sont rien, chacun n'est que pour soi,
FLonisi;.
Vous avez bien raison ; je vous dois le coui'age Oui me sovitient contre eux, conlre co mariago. L'affaire presse au moins, il faut se décider : Arisle nous arrive, il vient de lo mander; Et, par une façon des galants du vieux style, Géronte sur la route att(Mid l'autre imbécile; II compte voir ce soir les articles signés.
CLÉON
Et ce soir finira tout ce que vous craignez. Premièrement, sans vous on ne peut rien conclure; Il faudra, ce me semble, un peu de signature De votre part, ainsi tout dépendra de vous : llefusez de signer, grondez, et boudez-nous; (lar, pour me conserver toute sa confiance, Je serai conlre vous moi-même en sa présence, Et je me fàcherois, s'il en éloit besoin ; Mais nous l'emporterons sans prendre tout ce soin. Il m'est venu d'ailleurs une assez bonne idée. Et dont, faute de mieux, vous pourrez être aidée... Mais non • car ce seroit un moyen un peu fort .
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J'aimo trop a vous voir vivre de bon accord. ^
Fr,oiusi:.
OIi ! vous me le direz. Quel scrupule e>i le vôlrc? Quoi! ne pensons-nous pas tout haut l'un devant l'aulrCé Vous savez que mon goût tient plus h vous qu'à lui, Et que vos seuls conseils sont ma règle aujourd'hui. Vous êtes honnête homme, et je n'ai point à craindre Que vous proposiez rien dont je puisse me plaindre; Ainsi, conOez-moi tout ce qui peut servir A combattre Géronte, ainsi qu'à nous unir,
CLÉON
Au Fond je n'y vois pas de quoi faire un mystère...
lU c'est ce que de vous mérite votre frère.
Vous m'avez dit, je crois, que jamais sur les biens
On n'avoit éclairci ni vos droits ni les siens,
Et que, vous assurant d'avoir son héritage,
Vous aviez au hasard réglé votre partage :
Vous savez à quel point il déteste un procès,
Et qu'il donne Glilué pour acheter la paix :
Cela fait contre lui la plus belle matière.
Des biens à répéter, des partages à faire;
Vous voyez que voilà de quoi le mettre aux champs
En lui faisant prévoir un procès de dix ans :
S'il va donc s'obstiner, malgré vos répugnances,
A rétablissement qui rompt nos espérances,
Partons d'ici, plaidez; une assignation
Détruira le projet de la donation :
Il ne peut pas souffrir d'être seul; vous partie,
On ne me verra plus lui tenir compagnie;
Et quant à vos procès, ou vous les gagnerez,
Ou vous plaiderez tant que vous l'achèverez.
S80 LE MUCIIANT.
FLOni SK.
Contre les prt^jugôs dont votre ùmo est exempte La mienne, par malheur, n'est pas aussi puissante, Et je vous avoùrai mon imbociilifé :
Je n'irois pas sans peine à cette extrémité. Il m"a toujours aimée, et j'aimois à lui pliiirc; Et soit cette liabitude, ou quelque autre chimère, .le ne puis me résoudre à le désespérer : Mais votre idée au moins sur lui peut opérer ; Dites-lui qu'avec vous, paroissant fort aigrie. J'ai parlé de procès, de biens, de brouillcrie. De départ; et qu'enfin, s'il me poussoit à bout, Vous avez entrevu que je suis prête à tout.
CLICON.
S'il s'obstine pourtant, quoi qu'on lui puisse dire... Cn pourroit consulter pour le faire interdire, Ne le laisser jouir que d'une pension : Mon procureur fera cette expédition; C'est un homme admirable, el qui, par son adresse Auroit fait enfermer les sept sages de Grèce, S'il eût plaidé contre eux. S'il est quelque moyen De vous faire passer ses droits et tout son bien. L'affaire est immanquable, il ne faut qu'une letlre De moi.
FLOUISt;.
Non, différez... Je crains de me commettre: Dites-lui seulement, s'il ne veut point céder, Que je suis, malgré vous, résolue à plaide-. De l'humeur dont il est, je crois '"^'.e bien sûre Que sans mon agrément V craindra de conclure; Et, pour me rs'^.voer, ne négligeant plus rien,