‹ Œuvres choisies. Précédées d'une appréciation littéraireChapitre 61 sur 242 · ÉPITRE QUATORZIÈME · texte numérisé non relu

ÉPITRE QUATORZIÈME

L'auteur commence cette éptîre par féliciter en prose le P. Bougeant de son retour de La Flèche, où il avoit été exilé à l'occasion de son Amusement philosophique sur le lançiaije des bêtes; puis il continue ainsi :

Or, au sortir du monument De cette Flèche tant maudite, Votre révérence en son gîte A trouvé bien du changement.

Dans ce réduit^ oii la sagesse De beaux-arts aliumoit l'encens.

Cette vapeur enchanteresse, Ce café, l'âme de nos sens Et des feux d'une aimable ivresse, Embrasoit ses plus chers enfants; Au lieu des muses solitaires,

I. Endroit où s'assembloient les journalisles de Trévoux pour conîcrter leurs extraits.

ÉPITRI' QU.VTOUZIKMR.

Compagr.es des plaisirs parfaits.

Au lieu des lauriers ordinaires, Vous n'avez trouvé qu'un cyprès.

0 douleur! ô sort peu durable De nos frôles humanités!

Ce stentor des paternités Qui paraissoit muni d'un râble Cimenté pour l'éternité, Après dix lustres de santé, Cet ami, ce savant aimable, L'historien des noms en us.

Le pauvre Rouillé^ n'est donc plus!

El la Parque a Iranclié le câble Par qui ses jours sembloient tenir A toute la race à venir.

De rejoindre sitôt ses pères, Puisque rien ne l'a su parer, Apprenez, estomacs vulgaires, A trépasser sans murmurer.

Un autre vide, une autre porlo, Je dirois presque une autre mort.

De votre demeure déserte Avoit encor changé le sort.

Vous n'avez plus trouvé ce sage* Oui, par lo j)lus rare assemblage.

Unit il la sublimité

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