A M. L'ABBE DE CHAUVELIN
Ordonnez qu'il leur soit permis
De s'enterrer à leurs obsè(iues,
Ainsi que le faisoient jadis
Les esclaves, les pédissèques
Des reines persanes et grecques
Dont on alloit brûler les corps,
Et qui, se dévouant aux flammes.
De compagnie avec leurs dames
Faisoient le voyage des morts.
Cependant de la bienfaisance
Observez le solide effet :
Votre don durera moins que sa récompense; Vous jouirez encor de la reconnaissance
Quand j'aurai mangé le bienfait...
Que de mois pour un rien ! style de nos ancêtres. Rien n'est plus dangereux que l'exemple des maîtres : Un babil séduisant les entraîne à l'écart;
Vingt-quatre chants pour nous apprendre
Qu'une bicoque fut en cendre I
Douze autres cliants, d'une autre part,
Pour conduire un saint gcnlilhomme
De la Sicile dont il part
A la Grenouillère de Rome!
Les exemples des grands entraînent les petits ;
Combien de vers? quarante-six; Pourquoi? pour demander un lièvre et six perdrix.
VERS
EN niîPONSE A UNE LETTRE
DI'] M. VALLIliR
Ancien colonol d'infantorie, en date du 1" mai.
Non, co n'est point l'éclat d'un nouveau jour, Les oiseaux ranimés, les fleurs, et la verdure, La renaissance enfin de toute la nature, Qui du printcn/ps m'annoncent le retour;
Une muse aux grâces fidèle.
Dans mes déserts, parmi les frimas et les vents^ M'amène les plaisirs qui volent autour d'elle.
Je vous vois et je vous entends;
Votre amitié se renouvelle :
Et voilà pour moi le printemps.