‹ Œuvres choisies. Précédées d'une appréciation littéraireChapitre 88 sur 242 · ACTE I, SCÈNE II. S · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II. S

Des terres du futur cette terre est voisine, l'^t, confondant nos droits, je finis des procès Qui, sans cette union, ne finiroient jamais.

M s ET TE.

Rien n'est plus conv(>n:ihle.

G linoNTi:.

Et puis d'ailleurs, ma nièce Ne me dédira point, je crois, de ma promesse. Ni Valère non plus. Avant nos différends. Ils se voyoient beaucoup, n'étant encor qu'enfants; Ils s'aimoient; et souvent cet instinct de l'enfance Devient un sentiment quand la raison commence. Depuis près de six ans qu'il demeure à Paris Ils ne se sont pas vus : mais je serois surpris Si, par ses agréments et son bon caractère, Chloé ne relrouvoit tout le goût de Valère.

LISETTE

Cela n'est pas douteux. ,

GÉRONTE

Encore une rai-on ; Pour finir : j'aime fort ma terre, ma miison; Leur embellissement fit toujours mon étude. On n'est pas immortel : j'ai quelque inquiétude Sur ce qu'après ma mort tout ceci deviendra : Je voudrois mettre au fait celui qui me suivra, Lui laisser mes projets. J'ai vu naître Valère : J'aurai, pour le former, l'autorité d'un père.

LISETTE

Rien de mieux : mais...

GÉRONTE

Quoi, mais? J'aime qu'on parle

•2r)-2 LE MECHANT.

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