‹ Œuvres choisies. Précédées d'une notice biographiqueChapitre 142 sur 213 · SCENE V MOMUS», LA iVIORALE, LUCINE, MATHURINE · texte numérisé non relu

SCENE V MOMUS», LA iVIORALE, LUCINE, MATHURINE

MOMUS

Maugrebleu de la cérémonie ! je voudrais Atre à demain.

LA MORALE

L'étrange figure! Ce ne peut être là que Momus!

MOMUS

Eh! allons donc, madame Lucine! avancez! A quoi diable vous amusez- vous là, tandis qu'on vous réclame à la maison ?

1. Momus a le baudrier, Tépée, le chapeau bordé et le plumet d'un officier; la perruque, le petit rabat et la calotte d'un abbé; une pl|jne à écrire à la main «t le maaque de Trivelin sur le yisage. Il entre en se dépitent «t sani Toir I.ucio«.

LUCINE

Je m'en vais. Mais qui est cette fille-là?

MATHURINE

Fille, madame ! fille vous-même ! Si j'étais fille, je no serais pas, sur votre respect, Madame la nourrice.

LUCINE

Ah ! c'est la nourrice. Il faut être bien sage, du moins, ma mie; entendez- vous?

MOMUS

C'est pour cela que nous l'avons prise à la campagne.

LA MORALE

De la médisance! Oh! je n'en doute plus, c'est lui, c'est Momus.

LUCINE

Point de mari !

MATHURINE

Je le sais bien; ne vous inquiétez pas; allez, madame, le médecin m'a dit tout ce qu'il fallait faire, et ce qu'il ne fallait pas faire. Gros-Jean aura beau venir : porte close; gnia pu de femme ici pour lui; je sis payée pour ça. Ça me fera un peu mal au cœur: mais que faire? On n'a rian sans peine, en ce monde-ci.

LUCINE

Prenez-y bien garde, diantre! c'est ici un nourrisson de conséquence, (a la Morale.) Adieu, sœur éternelle de l'Ennui! mes compliments à monsieur votre frère.

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