‹ Œuvres choisies. Précédées d'une notice biographiqueChapitre 211 sur 213 · DE PROFUNDIS · texte numérisé non relu

DE PROFUNDIS

Bientôt ilevoirs, salut, tout sort de sa niéinoire : De ta grâce il oublie et le prix et le don, Et la part qu'il avait à l'éternelle gloire. Et la ressource du pardon.

De l'infernal abîme, il voit enfin la flamme. Et la voit quand il touche à son dernier moment; Contrit, moins qu'ellrayé, pour lors il te réclame, El le roclatne vainement.

Comme il l'a commencée, achevant sa carrière, Sans amour, sans espoir, il n'a que des remords; Ta clémence longtemps attendit sa prière, Et ta justice est sourde alors.

Tel est le jour affreux dont sa nuit est suivie : Sur moi-même, tel est le retour accablant s Ainsi, sur le tableau de ma coupable vie, J'arrête mes yeux en tremblant.

Déjà mon âme est-elle une âme réprouvée ? Perdrai-je, en la rendant, l'espérance et la foiY Non, Seigneur, ta parole est trop avant gravée, Et trop vivifiante en moi.

Tu l'as dit : « Qu'Israël en repos vive et meure ! p Mes bras lui sont ouverts en tout temps, en tout lieu ; Que de son premier jour jusqu'à sa dernière heure, » Il ait confiance en son Dieu. «

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