ACTE IV, SCÈNE II
D'une tendre frayeur, le cœur encor lui bat. lAicile s'est émue, et c'est pour lui, te dis-je. 11 a visiblement tout l'honneur du prodige. Depuis, ils se sont même entretenus longtemps. Et s'étaient séparés, l'un de l'autre contents. Lorsque, dans cet esprit soupçonneux à la rage, Ma présence équivoque a ramené l'orage; Mais le calme ne tient qu'à l'éclaircissement Qui coulera ton maître à fond dans le moment.
MONDOR
Je réponds de la barque, en dépit de Neptune.
Songe donc qu'elle porte un poëte et sa fortune !
Telle gloire le peut couronner aujourd'hui.
Qui mettrait père et fille à genoux devant lui.
De ce coup décisif l'instant fatal approche.
L'amour m'arrache un temps que l'honneur me reproche.
Adieu. Que devant nous, tout s'abaisse en ce lour ;
Et que tous nos rivaux tremblent à mon retour!